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Journal de Julien Mil

1. Le passé d'un paladin


Salutation preux aventurier ! Tu viens d’ouvrir ce journal, vieux qu’il est maintenant. Tu es devant le journal personnel d’un paladin de Valmarchand, venant d’une contrée lointaine. Je vais tout d’abord te raconter mon passé, celui qui m’a poussé à aller à cette merveilleuse cité.

Je me nomme Julien Mîl, fils de Jules Mîl et Estelle Mîl. Mon père était un formidable paladin de l’ordre du cœur radieux, combattant le mal pour le peuple et son honneur. Ma mère était aussi belle qu’une des jadis dames elfiques connus sur Lidas, je n’ai malheureusement que trop peu de souvenirs à son propos.

Père m’entraîna très jeune au maniement de l’épée courte, dès l’âge de sept ans je savais me servir de ces lames et je commençais à voir les arbalètes. Il faut dire que ce n’est pas évident de tourner cette manivelle avec une force de gamin, et elles e sont pas aussi légères que ça paraît ! Mère, elle, était plus à vouloir m’apprendre à vivre avec les autres, m’apprenant la bonté et soutenir les pauvres dans leur malheur. Je pouvais entendre vers mes huit ans que les cours de combat ne plaisaient pas à mère, de nombreuses querelles en ont été les fruits.

Je continuais mon entraînement toutefois, cependant une terrible tragédie s’abattit sur ma famille. A l’âge de douze ans, je ne revis plus jamais ma mère, elle disparût de la cité. J’ai certes beaucoup pleuré, mais ce n’était rien face à mon père, étant tombé dans une forte dépression. Il n’a plus eu aucun repos en paix, hurlant dans son sommeil pour se réveiller avec de nombreux trais de fatigues sur le visage.

L’Ordre Radieux me demanda alors un jour, de remplacer père. J’ai accepté sans la moindre hésitation. A vrai dire, j’espérais retrouver ma mère dans une mission de l’Ordre. Evidemment, ce ne fut jamais le cas, durant plus de trois j’ai remplacé mon père. Trois mois, cela n’a l’air de rien, mais imaginez-vous à l’âge de douze équipé d’un heaume, d’un écu, une épée longue, une cotte de mailles, de robustes bottes et un sac chargé sur le dos. Bien qu’ils étaient tolérants avec moi, ces journées paraissaient interminables. Père retrouva alors ses esprits, ou donnait cette impression en tous les cas. Car il se réveillait toujours en sursaut et en sueur la nuit, hurlant de toute sa tristesse.

Je n’étais pourtant pas libre de l’Ordre Radieux, au bout de deux ans, celui-ci me prit en apprentissage. J’étais devenu écuyer d’un paladin du nom de Arkuth Reman, brave homme et courageux. Maître Arkuth Reman était sans pitiés mais juste envers moi, n’hésitant pas à ne pas retenir son épée d’entraînement sur mes membres ou encore à applaudir quelques-uns uns de mes bien faits.



Arkuth Reman.


Tout comme père, il croyait en Heroneus, Dieu de la Justice. Il m’apprit à l’aimer, me montrant sa puissance et son honneur. Père en fut heureux, même s’il ne m’avait jamais détaillé ses pensées à propos de son dieu.

Deux années après, le Haut Commandeur Lagor Thalion vint me proposer de rejoindre un bataillon de paladins. A dix-sept ans, c’était déjà un exploit de devenir « enfant-paladin ». Je tâta pour la première fois de ma vie une épée plus grande que les longues, plus tranchante et lourde. Cette épée est celle à deux mains, j’en fis mon expertise directement.

Très peu de missions lors de l’année qui suivit vaudraient de longs récits. Je montrais toutefois à cette époque que l’Ordre pouvait me faire confiance, mes progrès se voyaient de jour en jour en tant qu’« enfant paladin ». J’avais pris confiance en moi depuis le temps, combattant quelques lâches voulant s’enfuir dans les districts. Mais jamais une véritable bataille n’est venue à moi, ce qui me décevait à cette époque.


Lagor Thalion, le Haut Commandeur.


Ce jour est toutefois arrivé trop tôt, à l’âge de dix-huit ans, mon bataillon se prépara à la bataille. Le Haut Commandeur Lagor Thalion a reçu des informations à propos de monstres traînant dans le cimetière, ne laissant partir aucun visiteur depuis quelques jours. Une fois équipés d’une cotte de mailles, d’épées ou arbalètes, heaume, écus et cors d’alarme, nous partons vers le cimetière en grand nombre.

En ce début de marche, je ne pouvais imaginer ce qui allait se produire, ni aucun d’entre-nous. Je marchais aux côtés de Arkuth, celui-ci joyeux de repartir en guerre. Sa joie montait en moi un espoir aveugle, notre victoire me paraissait inévitable. Il ne fallut que trois quarts d’heure pour que l’on rejoigne le cimetière. Vide qu’il était, mais une odeur nauséabonde remontait dans nos instincts. L’odeur de corps en décomposition.



Cette odeur semblait être le manque d’hygiène dans le cimetière, la grande bataille qui devait avoir lieu devint vite une fosse alerte à nos yeux. Au moment où les capitaines ordonnèrent le replis à l’Ordre Radieux, de terribles sons se firent entendrent dans tout le cimetière. C’est à ce moment là, que je vis pour la première fois une créature qui devrait ne pas pouvoir se déplacer.

Bientôt nous furent encercler de tous côtés par ces hideuses créatures, j’entendit la clameur de mes camarades et leva mon arme en chargeant à mon tour. Je connaissais que la théorie face à un combat contre un mort-vivant à ce moment, sachant à peine qu’une créature de cette puissance peut fracasser un écu sans difficultés.

Je frappais sans sourciller les créatures s’approchant de moi, étant côte à côte à Arkuth qui me sauva à plus d’une reprise. Le nombre de ces créatures était surprenant, nous submergeant de tous côtés. Pendant que je frappais toutes les créatures passantes, un son qui m’emplit de tristesse attira mon attention. Arkuth était tombé, laissant au sol son épée et son écu, se faisant dévorer par ces viles créatures.

Des larmes montèrent à mes yeux, mais ne purent en descendre avant de pouvoir vraiment réaliser ce qui venait de se passer. Une créature me frappa à la poitrine, m’affligeant de sérieux problèmes pour respirer et fait tomber mon épée. Il sauta de nouveau sur moi, je n’aurais aucune chance si le bouclier de Arkuth n’effleuraient pas mes doigts. Le saisissant rapidement, je frappa violemment la créature avant de saisir l’épée de Arkuth et faire cesser cette misérable créature.

Très peu d’espoir semblait-nous être donné, mais une apparition particulière paraissait nous l’avoir estompé. De terribles sons de craquements se firent entendre par tous, des tombes tombèrent sous le choc d’un vibrement violent. Les paladins et les morts-vivants avaient cessé de se battre, intrigués par tous ces signes terrifiants. Un long trait rouge feu sortit du sol, laissant apparaître une aile démoniaque, puis un corps entier.

Je vis ce jour la plus grande créature qui m’a été donné de combattre, celle-ci était un démon dont on en trouve que très peu désormais. Les morts-vivants crièrent dans tous les sens, semblant terrifiés, ils repartirent la plupart dans les abysses du cimetières en passant par les caveaux. Nous ne pouvions plus rebrousser chemin, le démon faisait grise mine, mais notre foi nous a porté à la victoire.

Nombreux ont été mes collègues qui se lancèrent la tête la première équipés de leur épée, malheureusement, la plupart d’entre eux n’est plus maintenant. Quelques-uns étaient derrière pour lancer des sorts, les meilleurs que puisse connaître un paladin. Malheureusement, ceux-là s’écrasaient comme un rien sur la puissante cuirasse enflammée de la créature qui jetait ses yeux flamboyant sur nous.

Je ne pourrais dire combien de paladins ont perdus la vie durant cette bataille, combien de famille ont perdues leurs père ou leurs enfants. Les hommes commençaient à paniquer, quelques-uns avaient déjà lâcher leur arme. Dans mon impertinence de ma jeunesse, je voulais mourir s’il le fallait. Je me rends compte aujourd’hui à quel point cela aurait été une erreur de ma part. Au moment le plus désespéré, nus entendons tous des cors sonner.

A ce moment, de nombreux sabots résonnaient sur le sol du cimetière, les cavaliers arrivèrent vite sur-le-champ de bataille. L’Ordre Radieux avait envoyé le reste de ses paladins et de nombreux gardes de la citadelle, je vis père à la tête d’un bataillon. Des centaines de carreaux et de lances sifflèrent dans l’air, fonçant droit sur la créature, aucun signe ne montra qu’elle en avait ressentit quelque chose.

La situation était désespéré mais pas incontrôlable, le terrible démon était occupé par nos compagnons et les gardes de la ville en nous oubliant. Cela a été pour nous l’occasion de contre attaquer et imiter nos collègues de l’autre côté du démon, je crus que cet instant serait mon dernier. Le démon pouvait aussi bien affronter ceux qui étaient face à lui que nous derrière, balayant des combattants avec sa terrible queue, plus qu’une masse de troll.

A ce moment, je vis père sortir une arbalète dorée avec un carreau, celui-ci noir comme les ténèbres. Il vola dans les air suivit d’une ombre, traversant la cuirasse du poitrail de la créature, ressortant de l’autre côté laissant échapper le sang sur nous. Le démon tomba lourdement, écrasant quelques paladins étant trop prêts du corps massif de la bête. Une grande clameur se réjouit dans nos rang, j’étais recouvert du sang de la créature, me sentant presque à l’aise sous cette puanteur tellement ma joie était grande.

Ensuite, les plus gradés des paladins et gardes se réunirent, réfléchissant à une stratégie pour assiéger les sous-terrains du cimetière. Cette réunion dura quelques heures, j’entendais par moments des voix s’élever au-dessus de celles des autres. Père semblait avoir grand prestige grâce à ce coup fatal sur la créature, son plan fut le bon. Il me fit signe d’approcher et me prit avec dans son bataillon qu’il mena dans les abysses.

A l’intérieur des catacombes du cimetière, l’odeur était plus que nauséabonde. Je me souvint encore des cadavres jonchant sur le sol, avant ou après notre passage. Sans que je le sache, un des plus grands malheurs de ma vie se passa dans ces sombres tunnels. Au bout d’un moment, moi et père nous retrouvâmes qu’avec deux gardes. De nombreuses questions me montaient à la tête, celles-ci avait comme sujet ma mère.

J’osais-je demander qui était-elle vraiment, il me répondait que ce n’était ni le moment ni l’endroit pour cette question. Père avait dans ce genre de situations gênantes un ton grave et sinistre, faisant claquer la plus solide des mâchoires. Je me tu donc, toutefois ces questions auraient du trouver réponses après cette mission presque terminée à mes yeux.

Au bout de quelques heures, nous arrivons devant un mausolée, sinistre et sanglant. Père le regarda quelque temps, bougeant un objet et il découvrit une forme de symbole religieux. A ce moment, il revint vers nous, son teint était mat, ses yeux alarmés. Quand il commença à parler, il dit quelque chose qui paraissait être un nom. J’y comprit : «Arânu, le Roi du Mal… »

Je ne compris pas ses propos et les gardes à mes côtés ne semblaient pas en savoir plus à ce sujet, sentant les pas de père ralentir et qu’il manqua tomber, je courus à son approche pour le rattraper. Au moment où je l’ai touché, un terrible cri explosa derrière-nous. Père se réveilla soudainement et moi me retourna, les deux gardes étaient morts, terriblement tailladés et brûlés. Personne aux environs, mes pensées étaient confuses.

L’arme à la main, je m’attendais à repérer de terribles morts-vivants de tous les coins, mais ma surprise fut grande lorsque qu’un vieil homme avachit sur son bâton apparut. Il était recouvert d’une toge et cape noir, recouvrant son visage mais pas sa barbe grisâtre et emmêlée de nombreux nœuds. Une sorte de brume noir flottait derrière lui, cachant le peu de lumière. La seule chose que cet être est : « sois maudis, paladin ! »

Père semblait terrifié, c’était la première fois que je voyais ses yeux briller de cette manière. Ses mains restaient immobiles, ses jambes et ses dents tremblaient face au vieil homme. Cet insolant prosterna quelque chose qui éveilla les sens de père, le mettant fou de rage. Je ne comprit que bien plus tard ses propos : « Tu l’avais volé paladin ! Mais elle est désormais de nouveau mienne ! »

Il n’en fallut pas plus à père pour attaquer cet homme riant de la charge d’un paladin aussi puissant qu’était mon parent, Jules Mîl. La lame frappa brutalement le bâton que cet être avait monté avec une habileté exceptionnelle. Père fut éjecté dans les aires, sa lame fut brisée et tomba au sol. Ce combat me figea quelques minutes, mais l’alarme de famille avait été sonnée et je me sentais même plus charger le vieil homme équipé de l’écu et de la lame. En arrivant sur lui, je sentis un violent choque dans mon bras entier, me retrouvant au sol rapidement. Le vieil homme me toucha avec son bâton en criant une incantation, je me sentis partir en arrière. Père se releva et frappa le vieil homme de toutes ses forces, le coup fut tellement puissant que son ennemi tomba au sol. Malgré ce coup habile de père, le vieil homme ne semblait pas en souffrir et projeta au loin son adversaire, j’accourus à son aide mais les yeux perçants de notre ennemi me foudroyer. Après cela, je ne pouvais plus bouger, il m’avait immobiliser avec un de ses sorts maléfiques. Ce que je vis ne peut-être écrit, mais père décéda à l’atrocité qui eu lieu.

Des larmes coulèrent, mais je ne pouvais accourir à son aide ou son deuil. Le vieil homme vint devant moi avant de quitter les lieux, un large sourire aux lèvres. Il dit quelques mots : « Enfant maudit, ta mère méritait bien mieux que ce chien ! Tu me hais, et pourtant une partie de notre sang est semblable ! » Il disparut après cela, me laissant pleurer seul et ne pouvant bouger. J’ai du m’endormir dans cette profonde tristesse.

Quand je rouvrit les yeux, je me trouvais dans une chambre, voyant le symbole de Heroneus face à mon lit. La première chose qui m’est venue est un « pourquoi ? », je me rappelais de tous les évènements un par un, jusqu’au décès de mon père et la disparition de ce vieil homme. Des larmes montèrent à mes yeux, un cri sortit de ma gorge. J’appris plus tard que j’étais au Cœur Radieux, père fut enterré quelques jours avant mon réveil. Je suis allé le jour même au cimetière, là où la terrible bataille avait eu lieu. La population la nomma Raug- Taur, Puissance Démoniaque, mais moi je l’appel Gador-Conath, La Bataille des Lamentations.

Je repris mon service quelques jours après, frappant sans pitiés quand la chance me donnait une mission face à des êtres démoniaques. Cette cité me rappelais de trop mon ancienne vie et père, je ne combattais plus. Le Haut Commandeur s’en aperçut et décida de me proposer de partir pour Valmarchand et aider le bien dans ces demeures. J’étais prêt à tout pour quitter cet endroit et accepta avec joie. Je partis qu’avec une cotte de mailles, une hache et de quoi me nourrir lors de la route, il me fallut une année pour arriver à ses lieux. J’avais vingt et un ans lorsque j’arrivais devant les portes de la citadelle si réputée

2. Valmarchand et ses nombreuses aventures





Les grandes portes de Valmarchand, là où mon voyage prenait enfin fin. Les remparts fortifiants la cité sont merveilleux, je n’avais jamais rien vu de pareil jusque-là. Une longue file de personnes retardèrent mon entrée dans la cité où j’allais reprendre du service, je ne voyais qu’un tapis de cheveux devant moi. Des heures passèrent, rien ne semblaient changer en face de moi. J’eu juste la vision supplémentaire de gardes faisant l’inspection de qui rentrait dans la citadelle ou ceux qui repartaient d’où ils venaient. Enfin des gardes sérieux !

Ces quelque temps d’errances commençaient à réellement peser dans mes jambes, me sentant plus comme un vieux chien battu qu’un preux paladin. C’est en ce moment même que j’écris ses dernières lignes, assis sur un rocher tout près de la file. D’ailleurs, je vais retourner dans celle-ci, car cela devient insupportable de devoir rappeler sans cesse à mon voisin derrière que je me trouve devant lui, même en étant à côté…

Au bout de quelque temps, mon but fut atteint : être en face d’un de ces gardes. Ceux-là étaient exténués, en devenaient froids et désagréables. Sans attendre plus, il me guida en direction d’un de ses collègues proches. Celui-ci me demanda directement quelques informations, en particulier mes raisons d’entrer dans la citadelle et ce que je possédais. Bien entendu, je lui ai répondu que ma seule envie était d’accomplir mon devoir et aider les citoyens de Valmarchand. Même s’il ne le dit pas ouvertement, ça le faisait bien rire et semblait s’en moquait pas mal. Hormis une hache quelque peu abîmé par le voyage et une cotte de mailles étant à peu près dans le même état, je n’avais que de la nourriture sur moi. Il me laissa évidemment entrer, mais un homme semblait m’attendre de pieds fermes.

Cet homme se nomme Gados Renild, marchand de renom d’après ses dires. D’après sa corpulence, il semblait ma foi prospère. Il me conta son histoire qui ne fit qu’un tour dans mon sang : alors qu’il traversait une forêt du nom de « Seregon » avec ses marchandises et son fils du nom de Mavrith Renild, des créatures attaquèrent sa charrette, volèrent tout son matériel et enlevèrent son enfant. Sa voix était pauvre et ses yeux criaient au secours, en tant que paladin, ma décision était de l’escorter jusque là-bas et de secourir ce Mavrith. C’est à ce moment que Gados me fit part de son groupe d’aventurier qui en devinrent mes nouveaux compagnons d’armes.

Le premier fut Dooscal de la race des elfes. Sa longue toge et son capuchon bleus, ainsi que sa barbe blanche me firent penser directement à un lanceur de sorts. Son bâton ne fit que confirmer mes suppositions, cette allure lui donne une certaine froideur, me rappelant presque ce sorcier dont j’ai eu affaire il y a quelque temps. J’en ai frissonné au début, mais m’y suis habitué rapidement.


Dooscal, apprentie magicien.


Il y eu ensuite Darkpitch de la race des semis-elfes et Weolyn originaire des humains. Ce sont des rôdeurs. Darkpitch possède un arc court quelque peu compliqué dans son dos, ainsi qu’un carquois, un fourreau qui pend à sa ceinture me laisse deviner qu’une épée longue y loge paisiblement. Weolyn avait lui un écu dans le dos et comme Darkpitch, une épée longue à la ceinture. Leur regard est d’un perçant assez impressionnant quand ils vous fixent promptement.


Darkpitch, rôdeur. Weolyn, rôdeur.

Le dernier de mes compagnons d’armes est Falagar de la race des hommes. Barbare de pure souche. Son regard glacial me percuta durement, ceci ne me mis pas à l’aise et ne m’encourageais pas à avoir de la sympathie pour cet homme. Son corps était protégé par armure de cuir bien ficelé, une dague est accroché à l’arrière de sa ceinture, une épée longue à l’avant.


Falagar, barbare.


Nous allons partir dans peu de temps maintenant, les deux rôdeurs regardent avec soins si la nourriture ne va pas manquer en ce moment même. Notre destination est cette fameuse forêt de Seregon, je me demande ce que nous allons y trouver. Le marchand ne m’a pas donné beaucoup de détails sur les créatures qui l’a attaqué, j’essaierais de lui faire cracher quelques bribes d’informations lors du voyage jusqu’à Seregon. Nous partons maintenant, je tâcherais de continuer plus tard dans la soirée.

3. La quête de Gados Renild




Nous avons atteint La Forêt de Seregon peu de temps après notre départ de la citadelle, allant à une cadence correcte mais pas hâtive. Je ne rentrais que rarement dans les forêts, m’étant perdu enfant dans un bosquet près de chez moi. Cet endroit ne m’apporte rien de bien particulier, plus de la crainte que de la joie ou encore du bien être tel que le ressentent en ce moment même Weolyn et Darkpitch, les deux rôdeurs.

A un moment, je pu m’approcher de Gados et lui poser certaines questions à propos de cette expédition. M’intéressant un peu plus au physique des créatures. Bien qu’il n’est pas vu grand chose par la panique, et que ses pensées étaient troublées de retrouver son fils mort. Les quelques détails qui m’apporta me font penser à des kobolds, petites, vives et ayant la gueule de loup. Ce dernier détail écarta mon plus grand doute jusque-là : des gobelins. J’espère que nous n’aurons pas affaire à des embuscades, étant le jeu favori des créatures que je présume être les coupables de ce terrible acte.

Le silence régnait dans le groupe, les deux rôdeurs cherchaient êtres le plus possible en harmonie avec leur nature et les bruits qu’ils pourraient entendre. Ces situations ne sont pas les coutumes des paladins, tout du moins d’où je viens, nous avons plutôt tendance à crier notre arrivé avec des cors et se lancer face aux batailles. De longues minutes passaient, voir des heures, l’anxiété montant de plus en plus dans le groupe. Falagar avait le comportement le plus alarmant, je ne pourrais dire si c’était par la peur ou l’envie d’action, vu sa noblesse, je miserai pour le second choix.

Au bout de quelque temps de solitude et silence absolus, des bruits se firent entendrent dans les feuillages plus loin devant nous. Gados se figea à ce son, écarquillant les yeux et bafouant dans sa barbe. Weolyn prit donc les choses en mains et m’invita à le suivre, il partit directement direction des bruits entendus. Au bout de quelques instants, nous pensâmes tous les deux que ce n’était qu’un animal de la forêt qui a eu peur à notre arrivé, rien de plus important. Cependant cette supposition tomba vite à l’eau, des grognements se firent entendre et Weolyn put apercevoir des yeux nous fixant. Sa tentative vaine de faire le plus de bruit possible pour effrayer la créature apporta le danger aux oreilles de nos compagnons. La créature sortit du feuillage, étant évidemment un kobold, d’autres arrivèrent derrière moi pendant ce temps, trahis par leurs grognements. Ce fut notre première embuscade par ces viles créatures.

Moi même et le rôdeur Weolyn étions encerclés par ces kobolds, l’un d’eux surgit devant moi mais en vain. Je le repoussa vivement, apercevant une autre de ces créatures me charger. Grâce à mes réflexes au combat, ma tête se recourba sur ma poitrine et la lame de la créature passa au-dessus ainsi que le kobold. Mais quelque chose me fit une affreuse douleur, mes yeux s’assombrirent d’un coup et je me réveilla qu’après le combat.

Quand la vision me revint, ainsi que l’ouïe et les odeurs de la forêt. Je ressentait une douleur désagréable sur ma nuque, c’est en ce moment même que je comprend à quel point j’ai été blessé. Mon premier acte a été de me lever, enfin d’essayer. Une longue et affreuse douleur me traversa la moelle pour exploser dans la nuque, il me fallut un petit moment pour récupérer.

A vrai dire, ce n’est pas seulement le temps qui m’a fait oublier cette douleur. Le rôdeur Darkpitch a fait preuve de ses talents de connaisseurs de plantes ainsi que de guérisseur. « Des athélas ! » qu’il dit, je ne connais pas une seule plante moi. En tous les cas, pas celles qui permettent de rétablir une blessure aussi grave en si peu de temps.
C’est seulement quelques heures après cela que je peux écrire, donc en ce moment même. Comme quoi, cette plante est vraiment formidable ! Le soleil est en train de se cacher derrière la Forêt de Seregon, me laissant le temps de réfléchir à tout ce qui s’était passé depuis notre départ de Valmarchand. Cette défaite me fera réfléchir durant encore de nombreuses années, tout de même, quelle honte de la part du seul paladin d’un groupe de se retrouver dans cet état en si peu de temps ! Mais ces créatures m’ont pris au dépourvue, la prochaine fois ne sera pas aussi simple. Exceptionnellement, cette nuit, je vais dormir paisiblement…

Le soleil illumine le feuillage dans les branches et des feuillages, les oiseaux chantent le beau temps. Voilà mes compagnons, prêt à repartir désormais.

Nous nous sommes remis en marche au cœur de cette forêt énigmatique. Le soleil ayant beaucoup de mal à passer entre les branches recouvertes de grandes feuilles vertes, l’obscurité se faisait de plus en plus grandissante. Plus loin devant nous, de nombreux traits de rayons de soleil éclairaient une zone. Nous décidons en peu de temps de nous diriger en sa direction, pour voir ce que c’était et en même temps avoir les rayons du soleil refléter sur nos visages.

Au bout de quelques heures, nous arrivons à cet endroit peu ordinaire dans cette forêt : une surface de quelques dizaines de mètres ne possédaient pas d’arbres, faisant une forme ronde de lumière réjouissante. Toutefois, l’inquiétude monta d’un cran quand nous apercevons une charrette renversée au sol, sans rien autour. Le marchand Gados nous informa que c’était en ce lieu même que l’assaut a eu lieu, ainsi que l’enlèvement de son fils.

Falagar et moi partons en avant, ce moment n’arrangea rien dans notre relation de haine et incompréhension réciproques. Falagar ne cherchait qu’à trouver les kobolds, ce qui lui permettrait de les affronter et soulager sa conscience de barbare. Il venter des marchandises fictives de grandes valeurs, et mettait lus bas que terre nos capacités. Au début, je cherchais à repousser les sottises du barbare, mais au bout d’un moment, tout espoir était perdu, je me suis donc mis à jouer son jeu.

A la grande déception du barbare, aucune créature ne vinrent vers nous. Il me demanda de rejoindre les autres, sa compagnie ne me plaisait pas à outre mesure et c’est avec grand plaisir que je me retourna en direction des rôdeurs et du magicien. Toutefois le barbare ne pourrait pas grand chose face à un assaut à lui tout seul, je jetais quelques coups d’œil en arrière : il regardait un peu partout en râlant quelquefois. Quand j’arrivais à la compagnie des autres, un bruit sourd se fit entendre en arrière, comme un cris.

En me retournant, je vis Falagar face à un corps d’une petite créature. Certainement un kobold, pas rassuré, e me rapprocha hâtivement avec ma hache dégainée. L’épée du barbare avait fait son effet, le kobold ne bougea plus jamais de cet endroit. Les autres arrivèrent, Dooscal était choqué par ce qu’avait fait le barbare. Une dispute verbale commença entre les deux hommes, l’un pour le manque de réflexion et l’autre qui plaidait sa cause. Je ne vis pas Gados et Darkpitch, ce qui m’inquiéta intérieurement.

Au bout du compte de la discussion, Falagar partit en avant, voulant retrouver cet enfant seul et sans notre aide, qui pourrait pourtant lui être précieuse. Weolyn, Dooscal et moi attendons maintenant le retour de nos deux autres compagnons, sachant que c’est inutile de poursuivre un barbare en pleine course où il a déjà pris de l’avance. Son comportement fait monter en moi une colère intense, sa vie ne m’intéresse que peu. Au bout de quelques minutes, le rôdeur revint avec le marchand, celui-ci terrifié encore.

Quand nous avions décidé de continué notre route, Dooscal eu la somptueuse idée de voir ce que possédait le kobold. On avait pas tout perdu, une bourse remplie certainement par des pièces d’or était accroché à sa ceinture. Un parchemin dans une de ses poches. Quand Dooscal sortit ce parchemin, la respiration du marchand se fit plus forte que précédemment, j’eu le regard qui se détourna en sa direction et vit qu’il se précipitait directement sur le magicien. Dooscal prit par surprise ne put rien faire et le marchand prit le parchemin dans ses mains, le mettant dans sa poche discrètement et voulant comme si ne rien n’était.

Evidemment, nous n’allions pas filer sans comprendre ce comportement tout simplement inhabituel. On commença à lui poser une multitude de questions, il ne faisait que gémir ou tourner la tête. Le doute montait en nous dans cette affaire, pourquoi ne voulait-il pas nous expliquer ? Je crains malheureusement que la réponse était bien pire que son geste. Il se débattit brutalement pour courir devant nous, croisant deux créatures. La peur nous pris est nous voulions aller le secourir, cependant cette idée nous abandonna : les kobolds n’attaquaient pas le marchand mais sembler écouter ses chuchotements, tout en nous regardant.

Tout devint claire dans ma tête, Gados n’est qu’un malfaiteur en vadrouille, cherchant à amener des aventuriers dans son piège. Tout le début n’est que machination, même son histoire de son enfant commençait à me paraître douteuse. Dooscal lança un sort qui s’abattit sur une des créatures, une flèche vola de l’arc de Darkpitch qui finit sa course dans la cuisse du marchand. Une des deux créatures était toujours en notre direction, la carcasse de l’autre vile créature ne se voyait pas.

Avant même qu’on puisse bouger d’un pouce, un gémissement venant de la part de Dooscal se fit entendre. Le kobold qui avait encaisser sa magie n’avait pas succomber et à salement amoché notre ami. La seconde créature vint à ma rencontre, mon hache dégainée, mon sang ne fit qu’un tour et mon arme qu’un geste circulaire en direction de la tête du kobold qui tomba au sol, mort. Weolyn se chargea de l’autre monstre, n’ayant aucune grâce envers lui.

Dooscal agonisant au sol, notre attention fut attiré à lui. J’eu juste le temps de voir un homme soutenir le marchand, le mystère vole au-dessus de la tête de cet inconnu arrivant au mauvais moment. Le magicien eu des plantes et des feuilles d’Athélas qu’avait gardait le rôdeur Darkpitch, Dooscal sauvé, nous pouvions maintenant réfléchir à la suite des évènements. A la suite de notre réflexion, nous décidions que le rôdeur Darkpitch et moi-même partions à la rencontre des deux fugitifs. Weolyn restera au chevet du magicien jusqu’à qu’il se sente au meilleur de sa forme, le risque étant trop grand de le laisser seul dans son état.

Nous partions alors tous les deux dans la direction qu’avaient pris les deux hommes, Darkpitch aux aguets de tout bruit pouvant l’atteindre. Il n’y eu nullement besoin de ses hautes compétences dans ce domaine, un cri perçant vint à nous. Nous accourions le plus vite possible dans cette direction, la route n’était pas longue et la voix de Falagar se faisait déjà entendre. En arrivant à destination, je vis des kobolds autours du barbare qui affrontait le marchand et l’inconnu, ces deux-là impuissants face à la fureur de notre compagnon.

Avant même qu’un des kobolds ne puisse bouger, son corps tomba au sol sans vie grâce à ma vaillante arme. Deux autres des créatures vint à moi. Une de ces créatures réussit à percer ma défense pour me toucher au flanc gauche, l’autre kobold tenta de m’attaquer à son tour mais je fit une esquive rapide et efficace. C’était une situation désespérée pour moi, les deux kobolds n’arrêtaient pas d’attaquer. Je repoussais les assauts, mais à un moment une des créatures me toucha violemment ce qui me fit perdre une bonne partie de sang.

Je ne péris pas face à ces deux créatures grâce à l’aide du rôdeur et du barbare qui massacrèrent les deux monstres. Un kobold allait frapper le barbare occupait, je me faufila rapidement vers lui pour le frapper et rendre la monnaie à Falagar de son secours précédemment. Toutes les créatures avaient péris, il ne restait maintenant que Gados et l’inconnu qui fuyait en direction d’une caverne au loin. La nuit commençait à tomber.



Darkpitch ramassa quelques objets sur les cadavres des monstres, nous les partagions rapidement. Nous ne savions plus quoi faire, attendre nos deux compagnons ou continuer notre route et rattraper les deux hommes ? La réponse c’est qu’on attends encore les Dooscal et Weolyn, qui n’apparaissent pas encore. La nuit sera belle ce soir, rien ne va nous ennuyer par celle-ci, hormis le peu de luminosité qui règne dans la forêt.

Cela fait maintenant longtemps que nous attendons à cet endroit, je vais tâcher de voir ce que je peux faire. Ayant cette idée en tête, on finis par conclure que le barbare et moi partirons devant pour éviter que le fossé se fasse entre nous et nos fugitifs. Je suivis comme je pus les pas hâtifs du barbare, comme fouetté par son maître. Il nous fallut des heures pour rattraper les deux hommes, la chance était e notre côté que Darkpitch est touché la jambe du marchand. L’inconnu hurla et nous apercevons des kobolds se diriger en notre direction.

Le premier kobold qui vint vers moi n’eu le temps de rien faire, ma hache l’avait atteint avant qu’il puisse bouger son bras. Une des créatures me sauta dessus, bien que maladroitement, mon esquive réussit, braquant ma hache en direction du kobold. Malheureusement, coup n’était pas assez fort et la créature resta debout, elle me blessa elle aussi, une autre entaille faite dans cette maudite forêt. Ma rage devint grande, mon bras c’est détendu rapidement sur la créature qui périt sur le choque.

L’inconnu avait commis une erreur, il ne s’était pas enfui pour protéger le marchand. Le laissant partir devant. Une fois qu’il ne resta plus que lui, il tenta de nous persuader de le laisser en vie. Je voulais juste qui parle pour ma part, et qu’il soit jugé par le tribunal de Valmarchand. Mais le barbare voyait les choses différemment et ne put supporter une telle lâcheté de la part de cet homme : son épée finit dans le grand dorsale de l’inconnu qui écarquilla les yeux. Darkpitch nous rejoint et fut troublé par le comportement du barbare. Il voulait maintenant en finir avec Gados, le tuer à son tour.

Falagar partit alors en avant, le rôdeur me supplia de le suivre et l’arrêter, il s’occupera du blessé lui-même. Il ne m’en fallut pas plus pour courir derrière le barbare qui courait à une cadence que je ne pouvais atteindre, mes menaces en sa direction ne faisait que de bonnes plaisanteries à ses oreilles. Au bout d’un temps incalculable de course affolante dans cette forêt, nous arrivions à la caverne où je vis le barbare et Gados monter à une longue corde. Il allait facilement rattraper le marchand, je me devais de le poursuivre encore et commença à monter à mon tour la corde.

Le barbare atteignit presque le marchand quand celui perdit la force de ses bras et lâcha la corde, il glissa en direction du barbare qui encaissa durement mais sûrement le poids du marchant. Je ne pouvais rien faire d’autre que de me laisser glisser jusqu’au pied de la corde, pour que le barbare en face de même. Mais tout ne se passa pas comme je l’espèrais, le barbare ne put contrôler son arrivé en bas et glissa entraînant le marchand avec lui. La situation était comique : les deux ennemis étalés l’un sur l’autre ridiculement.

Tous nos autres compagnons nous rejoignirent ensuite. Trouvant le marchand assis contre le bord de la caverne et surveillé par le barbare. Ils amenaient avec eux l’inconnu qui avait survécu grâce aux talents de guérisseurs du rôdeur Darkpitch. Celui-ci et Falagar se disputèrent violemment, le barbare partit de la caverne. La nuit était déjà tombé avant notre arrivé dans la caverne, nous avons allumé un feu au centre de celle-ci. Juste avant d’écrire ses nombreuses lignes, je suis allé chercher de quoi ligoté les deux fugitifs maintenant captifs : je n’ai rien trouvé de mieux que de vieux linges dans la caverne. Il se faisait maintenant sombre, je ne peut maintenant plus qu’attendre mon tour de garde et partir demain pour Valmarchand à l’aube.

Si tout pouvait aussi bien se passer, cette aventure n’aurait même pas eu lieu. Cette nuit fut évidemment agité par des événements qui nous surprirent tous : un terrible orage vint tout à coup, frappant le sol avec sa foudre et éteignant notre feu avec sa brise et ses rafales de pluies. Je me hâta d’aller rallumer un feu, mais en vain. Riez bien lisant ces quelques lignes, mais imaginez-vous à ma place et cherchant à sauver quelques flammèches où leurs bois étaient bien trop humides !




Evidemment, je ne put le faire tout seul et mes compagnons m’aidèrent à le faire. Nous avons aussi investit notre temps dans deux torches, non graissée pour notre plus grand malheur. Le marchand commença alors à paniquer subitement, nous hélant brutalement. Il nous informa que son fils qui était le jeune homme à ses côtés, était gravement malade et qu’ils devaient le libérer pour qu’il accoure à son secours.

Cependant notre guérisseur Darkpitch ne vit aucun malaise dans cet homme, nous comprenions donc très vite que ce n’était qu’un canular. Durant mon tour de garde, aucun signe de Falagar n’apparaissait. On ne le verra certainement jamais plus.

A l’aube, nous guidions nos captifs devant nous. La forêt nous laissa rebrousser chemin, il nous fallut une journée pour atteindre le clairière et une autre l’orée de Seregon. C’est ainsi une prend fin la quête de Gados Renild, sa seule récompense sera la garnison et une cage pour lui et son fils.Ecrit par Julien Mil, le 30/01/2007 à 22:40