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Journal d'Aleria

1. Les débuts de ma vie






Salut a toi, visiteur de mes songes. Tu entre désormais dans ma vie, mon existence. Dans ces lignes tu découvrira mes secrets mes joies et mes peines, ainsi que tout ce qui a pu m’arriver et dont je me souviens. Commençons donc par mon enfance puisque ma vie débute comme chacun a cet endroit qu’est la maison de famille dans cette campagne tranquile et sans histoire.



Je suis née dans une famille de paysans vivants dans un village près des champs, à l'ouest de la foret du centre.
Mon père, Kian, travaillait aux champs pendant que ma mère, Darine, s’occupait des enfants du village. Elle en avait une petite dizaine don deux étaient les siens. Moi même et ma sœur Ilanda. Jumelles nous sommes nées un matin d’été très chaud. Depuis ce jour nous étions inséparables. Ensemble avons fait les 400 coups dans les rues du village. Entre courir après les chiens, faire des farces aux villageois et l’école avec leur mère, il ne nous restai plus beaucoup de temps pour aller à l’aventure dans les champs tels que ceux cis. Nous avons eut une enfance plutôt calme, jamais eut faim ni manqué de quoi que ce soit pour être heureuse mais sans pour autant que ce soit voyant.

C’est à l’age de 12 ans que je commença à prendre conscience de ma beauté et à m’en servir comme un passe-temps avec les quelques garçons autour de moi et de ma sœur. Nous étions parfaitement jumelles ce qui devenait un véritable casse-tête pour tous les habitants. La seule différence résidait dans le grain de beauté que je porte a l’intérieur de la cuisse que ma sœur n’avait pas.

Mais c’est à 13 ans que commença le calvaire de ma vie. Ma mère et ma sœur tombèrent malades. Les médecins après des semaines d’études ne surent les guérir et elle perdirent toutes deux la vue et la parole. Ma sœur et moi n’avons pas eu beaucoup de mal à nous comprendre étant donnée notre gémellité mais pour ma mère ce fut une autre histoire. Elle ne communiquait plus que par gestes maladroits et peu précis. Nous devions donc rester auprès d’elle la journée durant pendant que notre père allait aux champs.

Un an plus tard, mon père eut un accident de travaille et perdit sa main gauche. Devenue inapte à travailler notre vie commença à se dégrader petit a petit. Agée d’alors 14 ans j’avait pris un travail à l’auberge pendant que mon père était chez le marchand et que ma sœur, qui malgré son handicap était plutôt autonome, restait auprès de sa maman. Mais mon salaire et celui de mon père n’étaient pas suffisant pour subvenir correctement à tous les besoins de la famille.

Ce calvaire fut cependant de relativement courte durée. Lorsque nous eûmes 16 ans, un groupe de pillards orcs fit irruption dans le village. Ils massacrèrent, violèrent et pillèrent tout ce qu’ils trouvèrent. Ma mère due à son infirmité fut tuée sur le champ, mon père ayant essayé de se défendre fut découpé en autant de morceaux que possible quant aux ma sœurs et moi même, nous avons échappés au massacre et surtout a la vue de ce massacre en se cachant dans le conduit de cheminée.
Sortant de notre cachette le lendemain, nous n’avons trouvé que désolation et gémissement d’agonie dans tout le village.

C’est alors qu’une femme d’un bel age entra dans la bourgade. Il y avait dans les airs une chouette blanche qui la suivait. Elle prodigua des soins aux blessés et aida à l’élaboration de sépultures pour les morts. Je travaillais à l’auberge donc je pus discuter longuement avec elle et tout raconter à ma sœur le soir. Cette dame était une druidesse qui parcourait le monde pour aider ceux qui en avaient besoin nommée Aliana. Cette dame resta presque une année pour aider à tout reconstruire.


Ma maitresse Aliana


Puis un jour d’été très chaud, elle repartit sur les routes estimant que le travail était bien fait. Le village avait été reconstruit et les survivants recommençaient à travailler correctement. Au moins juste assez pour se nourrir.
Et c’est le soir même que ma vie se transforma en véritable enfer. Une caravane de marchands d’esclave passa tout près de la ville et Ilanda disparut. Je ne me rendit compte de sa disparition qu’au retour de l’auberge très tard et a ce moment-là la caravane avait déguerpi aussi.

Etant mon dernier lien et ma seule raison de vivre je suis partit sur le champ à la poursuite de la caravane sans même emporter de vivres.

Après un jour et demi de marche, j’ai croisé une femme familière sur mon chemin.
Aliana se trouvait devant moi, toujours souriante de pouvoir aider quelqu’un. Lui racontant mon histoire autour d’un feu de camp et un repas chaud, ce que je n’avait pas eu depuis mon départ, Aliana me proposa de l’aider de nouveau. Extenuée je ne pus refuser cette offre, et c’est ainsi que deux jours après mes 17 ans, je passai sous la tutelle de la vénérable druidesse commençant ainsi mon entraînement tout en poursuivant les marchands.
Je reçut au cours du voyage une formation plus que complète puisque j’aidais les autres gens dans le besoin sur ma route, j’appris à maîtriser la magie druidique, et à reconnaître toutes les races de plantes et d’animaux.
Malheureusement je n’ai jamais rattrapé ma sœur dont la piste avait disparu à travers les flots de l’océan. Ce soir-là, sur la plage de la mer du serpent, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps et fit le serrement de parcourir le monde tout comme Aliana pour aider ceux qui en avaient besoin et essayer de retrouver ma sœur qui pouvait maintenant être n’importe où.Nous aurions eu 20 ans la semaine d’après.

C’est l’année de mes 21 ans que mon enseignement prit fin avec la vénérable druidesse.Il prit fin un matin de printemps alors que j’avait trouvé près d’un arbre une jeune Lynx blessée.
La soignant, l’animal s'éprit d’affection pour moi. Voyant ce phénomène se passer, Aliana m’enseigna comment m’en faire un compagnon animal. Cette cérémonie marquerait la fin de mon enseignement. Je la fit donc le lendemain. Le rituel me pris la journée entière et a la fin, je me rendit compte que mon professeur avait disparu. Me retrouvant une foi encore seule, je me suis rappelé le serment que j’avait fait, et je partis ainsi sur les routes pour aider les autres et retrouver ma sœur si je le peux sachant au fond de moi qu’elle était encore en vie quelque part.
Ainsi, après un an sur les routes à aider mon prochain, maintenant âgée de 22 ans, j’arrive en vue de Valmarchand, la jeune Lynx nommée Tanith sur mes talons dont voici un dessin fait quelques jours à peine apres notre rencontre.





2. Arrivée a Valmarchand






Je suis donc arrivée aux portes d’une grande ville, Valmarchand, dans laquelle j’espérais trouver des informations sur les marchands d’esclaves qui sillonnent les environs. Cela faisait maintenant un an que je parcourais les routes, en aidant ceux qui avaient besoin de mes services, accompagnée de Tanith, une jeune lynx. Cette journée était bien belle, un soleil radieux et peu de nuages. Les remparts de Valmarchant se dressaient loin devant nous. Une véritable forteresse. De mon point de vue, elle paraissait bien imprenable, mais je ne suis pas experte en art de guerre.

Arrivé aux portes de la villes, un contrôle, visiblement de routine, se faisait. Les gardes ne m’ont pas laissé une très bonne impression, et je ne souhaiterais pas les recroiser de sitôt.

Lorsque mon tour arrive, un corbeau était posé sur l’épaule du garde, et ce volatile semblait bien l’incommoder. Lui proposant mon aide, le garde me ria presque au nez. Enfin, il était encore plus désagréable lorsque j’eu fini de converser avec ce corbeau qui cherchait un enfant de la nature et qu’il avait quitté son perchoir mal poli pour me guider à travers la ville vers un endroit bien précis. Il m’amena devant une vieille maison tout en pierre, entièrement peuplée d’oiseaux. Imaginez comment Tanith était au milieu de tous ces déjeuners. La pauvre, elle a moyennement apprécié. Cependant parmi ces oiseaux se trouvait dans la maison un homme bien étrange. Un dénommé Qafrer.

Un homme aux traits fin et doux. Cet homme était un membre d’une communauté druidique et il cherchait quelqu’un pour aller purifier un monastère dans lequel des morts vivants sévissaient effrayant les bourgades alentours.
Nous parlâmes quelque temps, et fumes interrompus par une jeune femme au tempérament explosif : Freline, accompagnée de Tigrette, son chat. Visiblement elle était à la recherche d’un chien qui portait une maladie et d’un halfelin du nom de Goo-Witch. Ce qui me frappa chez elle c’était son apparence jeune. Elle me semblait bien jeune pour chercher comme ça dans une grande ville, qui plus est un animal qui pourrait être dangereux. C’est aussi à ce moment là que je compris que Qafrer était un homme bien patient. La jeune Freline était bien espiègle et amusante, elle charriait Qafrer sans ménagement et lui ne bronchait pas. En même temps il devait être habitué.

Notre entretien se termina sans problèmes, il me proposa même qu’au retour de la mission, je rentre dans les rangs des druides de la ville. Cette idée ne me déplaisait pas. Quoi de mieux que d’avoir accès a un réseau d’information conséquent pour savoir ou trouver des marchands d’esclaves. Enfin j’avais encore le temps avant de rentrer dans leur organisation. Il me dirigea vers le siège des paladins, l’ordre radieux, dans lequel je fis la connaissance mes compagnons de route pour cette aventure. Mais commençons pas le commencement.





3. Le Choeur Radieux les paladins et la mission






Déjà je fus une foi de plus guidée par un oiseau. C’est fou ce que ça peu être difficile à suivre dans une ville aussi bondé que celle-ci. J’arriva à l’ordre, et en regardant les sculptures qui ornaient l’entrée au combien lumineuse de cet ordre, un homme du nom de Maxus Hugard m'aborda. Je ne me souviens plus de son titre exact, mais il était un des plus haut gradé de l’ordre. Il m’a conté deux trois choses sur les autres ornements de la pièce, m’expliquant que l’une des statues représentait son grand père. En la voyant, on avait l’impression d’y être. Un combat contre des créatures qu’il valait mieux ne jamais rencontrer. Il était dans cette situation sur la pierre.

Après avoir fait la visite guidée, une nouvelle tête de présenta à moi. Julien Mil. Alors celui là, il en vaut vraiment la peine. Amicale, beau garçon, mais tête en l’air. Il oublia en me voyant de saluer Maxus. Il s’en est voulu pendant le reste de la journée. Enfin, maintenant avec lui, Maxus nous laissa dans la grande salle, attendant Monsieur Parfait Flamme d’or. Un paladin qui s’occupait de jeunes recrues à mon arrivée. En attendant ce dernier, Julien et moi avons parlé de tout et de rien. Je lui ai posé bien des questions, mais il était tellement obnubilé par son erreur qu’il ne pensait plus à rien ou presque.

Notre entretien fut interrompu par un couple de petits écervelés qui mériteraient de terminer dans la fosse à purin des vaches de la région. Je préfère garder pour moi ce passage mémorable de ma vie ou un homme réussit à m’énerver en un temps record de quelques secondes à peine.
Je les aurais écorchés. Mais étant dans un endroit sacré il me fallait m’abstenir. Ils sont partis et je ne les ai plus recroisés jusqu'à maintenant, c’est le principale.

Julien et moi fumes rejoins par Parfait et deux autres paladins. Aketh et Arkanis. Bien étranges ces deux là aussi. J’y reviendrais plus tard. Parfait lui était grand et puissant, de par son imposante carrure mais aussi par sa présence. Il imposait le respect dès son entrée. Il était gentil et agréable. Il nous emmena dans une salle où nous discutâmes de la quête qui nous attendait. C’est à ce moment que j’appris que ces trois paladins me suivraient et me protégeraient dans le monastère. Non que cela me déplaisait, mais une équipe plus expérimentée aurait été plus rassurante. Il nous fallait aussi retrouver un prêtre dont je ne retrouve jamais le nom. Et que nous n’avons toujours pas rencontré au moment où j’écris ces quelques lignes. Lors de cet entretien, j’appris à un peu mieux connaître les deux autres paladins.
Arkanis était un peu impulsif et visiblement avait quelques différents avec Julien.
Il connaissait visiblement les morts vivants assez bien pour nous donner des conseils avisé quant au matériel qu’il nous faudrait emmener.

Aketh lui était plus secret et réservé et faisait une sorte de médiateur entre les deux autres qui se chiquaient assez régulièrement. Il semble gentil lui aussi, mais bien sombre Enfin passons. Après avoir fini la réunion d’information sur notre prochaine destination, il nous fallut trouver l’équipement, les vivres et les chevaux.
Julien et moi sommes allé chercher les vivres pendant que les deux autres sont partis chercher le reste et prier pour soulager leur conscience.

Finalement les paladins sont aussi têtes en l’aire que des enfants. Nous avions planifié presque au paquet près ce que nous devions emporter et nous en avions oublié chacun la moitié.
En même temps j’admets n’avoir pas pensé à tout non plus. enfin, après encore quelque déboire d’organisation collective, et après avoir passé pour de bien grands imbéciles à se perdre dans les couloirs de l’ordre, nous finîmes par nous retrouver tous dans la grande salle avec tout le matériel. Puis nous nous dirigeâmes vers les écuries.

Aux écuries, quatre chevaux nous attendaient, il ne leur manquait plus que leur harnachement.
Ils étaient tous les quatre magnifiques. Et celui prénommé Aube du Clairon me fut attribuée. Ou plutôt je le choisis. Il était puissant et imposant, suffisamment pour soutenir mon poids et celui de Tanith ainsi que le chargement reglementaire.
Mais par contre, qu’est ce qu’il était peureux. J’ai eu un mal fou pour lui faire accepter Tanith sur son dos. Il a fallu que je les pressente l’un a l’autre. Je vous passe les détailles. Une personne extérieure à la scène se serait bien amusée de voir cela.

Enfin, nous voici maintenant prêts pour le départ, prêts à aller chercher le prêtre un peu plus loin. Je vous écrits du haut de ma monture attendant que les préparatifs se terminent.





4. Une matinée bien remplie






J’ai quand même passé une très bonne matinée. On ne doit plus être très loin de l’heure du déjeuner. J’ai fait la rencontre de personnes à caractère bien différents et tous amusant, ou presque.
Julien, mon préféré, il est tellement, enfin, je ne sais pas comment l’expliquer. C’est un grand enfant, amusant, tête en l’air, qui essai de se faire passer pour un homme avec sa barbe. Il y arriverait très bien s’il se servait un peu plus de sa tête mais je l’aime beaucoup.
Arkanis, lui par contre était très réservé et a esquivé adroitement mes questions ne faisant que survoler sa véritable histoire. Il me reste encore un bon moment pour tout savoir sur lui, mais ça va être plus dur qu’avec Julien par exemple qui lui, de par sa nature qui me semble extravertis répondra assez facilement.
Et Aketh, avec qui je n’ai pas encore eu le temps de poser plein de questions. Mais il n’y coupera pas, et comme les autres j'en saurait beaucoup sur lui à la fin de notre aventure.

Ce sont les trois personnes que je connais le mieux dans cette ville. Il ne me manque plus que ce prêtre et notre groupe sera au complet pour le départ.

Qafrer, le druide bien patient et mystérieux. Je serais amené à le revoir sans aucun doute. Je n’ai passé que peu de temps avec lui, mais je l’aime bien. Son calme permanent est apaisant et agréable.

Freline et Tigrette, ces deux la j’aimerais vraiment les revoir. Je ne les ai vus que quelques minutes a peine mais cela m’a sufi pour les adorer. Elles sont vraiment trop amusantes

Maxus et Parfait, les paladins de l’ordre radieux. Je n’ai pas eu le temps de bien les connaitres et je doute de les revoir. Quoi que peut-être à notre retour. Ils seront peut-être là pour écouter notre rapport de mission. Mais je crois qu’à partir de là, nos relations serons quand même très limités.

Il y a aussi le couple d’imbéciles, mais si je me mets à les décrire, je risquerais de ne plus châtier mon langage et cela prendrait bien du temps pour rien.

J’appréhende grandement ce qui va se passer là-bas. Je n’aime que très moyennement cette histoire de morts vivants. Mais j’ai promis à ma maîtresse d’aider tous ceux qui en auront besoin, alors je ne peux me permettre de leur faire faux-bond.





5. Le grand départ






Sur la page précédente, je vous ai dit qu’elle n’était pas finie cette journée. J’étais en effet loin de la vérité. C’est déjà un miracle que ni mon journal ni mon encre ne soit noyée sous l’averse, mais ceci est déjà a un moment bien avancé de la journée. Alors commençons par le commencement si vous le voulez bien.

Ainsi nous sommes partis en direction de cette auberge des quatre glands si me mémoire ne me trompe pas. La traversée de la ville se passa sans encombre dans les ruelles et je me suis même prise en train de penser à revoir le garde de l’entrée lorsque nous sommes passé à travers la grande porte. J’avais bien envie de le narguer, mais je crois qu’il n’était pas là. Dommage.

Arrivés tous au même endroit car nous étions un peu loin il me semble que nous avons demandé notre chemin a un des gardes qui s’occupaient de l’entrée. Une foi de plus le garde n’a pas été d’une grande politesse dans mes souvenirs, mais peut-être ai-je des préjugés sur ce genre de personne maintenant. Qui sait ?

Nous avons donc emprunté le chemin indiqué et en arrivant à l’auberge, nous nous sommes rendu compte qu’il n’y avait pas grand monde dans le coin. Tanith et moi-même avions eu besoin de nous dégourdir les jambes et nous ne nous sommes pas gêné pour descendre de cheval. Elle alla fureter dans les alentours et moi je suis resté avec Julien pour essayer de discuter. Je dois vous avouer que les sujets de discutions que nous avons eu ne me reviennent pas en mémoire, j’ai eu tellement de problèmes depuis lors que, ma mémoire me fait défaut.

Seule une chose me revient de cet endroit. Une promesse que j’ai faite au tenancier de l’auberge à propos d’un orc qui aurait assassiné un noble nommé Particus. L’incriminé s’appelait Kreth est c’est à ce qu’on m’a dit un fidèle du bombardon. Ce qui fait de lui une personne de confiance aux premiers abords. On m’a aussi dit qu’il suivait un dénommé Jernulf. Je suppose que c’est son chef de groupe mais ce n’est qu’une supposition. Je ne connais pas les mœurs de cette race. Ça vous en bouche un coin que je me souvienne de ça alors que le reste de mes conversations est presque totalement oublié. Et bien je vous dirais simplement que lorsque vous devez retenir le nom de toutes les plantes et animaux que vous croisez, la mémoire des noms n’est plus un problème. Dans ce cas, effectivement pourquoi ai-je eut tant de mal à retenir le nom du prêtre ?C’est une éxelente question. Là, par contre je n’ai pas d’explications à vous fournir. Et puis de toute façon de quoi je me mêle. Je vous raconte déjà une bonne partie de ma vie alors laissez donc les incohérences de cotées s’il vous plaît. Non me ho !

Toujours est il que c’est dans cette auberge que nous avons rencontré Udrugor.





6. Le prêtre et le debut d'un long calvaire






La première chose à dire sur cet homme c’est que contrairement a Julien, il n’est pas très bavard et très déterminé. J’ai eu toutes les peines du monde a lui arraché quelques mots de cet instant au soir.
Le reste ne vous intéresserait pas, nous avons juste parlé de choses futiles et sans grande importance a mon sens. Et je vous interdis de rechigner. De toute façon c’est moi qui raconte alors, si je veux le dire, je le dis et sinon et bien tan pi pour votre curiosité. Na.

Alors, passons aux choses sérieuses. Tout commença dans la soirée alors que nous étions près de la foret. Une question s’est posée a nous. Et comme d’hab. c’est la femme qui dirige le troupeau. Enfin pour une foi, il aurait mieux valu ne pas m’écouter, mais vous en jugerez par vous-même. Donc la question suivante se posait : Il va bientôt faire nuit. On s’arrête tout de suite pour pouvoir monter la tente de jour ou on tente la traversée de la foret pour rejoindre le prochain village ? Vous m’imaginez, moi me balader de nuit dans une foret noir avec des paladins de la lumière autour de moi ? Moi non. À tous les coups ils aurait vu des spectres et des monstres de partout. Attention ça ne veux pas dire qu’il n’y en a pas, ni que j’ai peur des spectres. Je vous rappelle que je suis en route pour en ramener quelques-uns dans leurs tombes alors ne me faites pas le couplet sur la peur.

Enfin au final, on s’est posé dans un champ. Pour monter la tente que nous n’avons même pas montée et qu’au final, il a fallu monter de nuit sous une pluie battante, pluie qui à tremper toutes nos affaires sauf la nourriture que d’ailleurs je préparais a ce moment, et BREF ! on a passé une salle nuit. Quoi je suis sur les nerfs ? MOI ?Vous êtes vu ? À toujours chercher la petite bête dans mon récit. Essayez donc de rester calme en étant trempé en allant ramener les chevaux, tout en devant protéger les affaires et en essayant d’allumer un feu. JE VOUDRAIS BIEN VOUS Y VOIRE VOUS, JE SUIS SURE QUE JE RIGOLERAIS BIEN TIEN.

Désolé, je me suis laissé emporté, mais maintenant que c’est écrit, c’est écrit alors on ne va pas revenir en arrière. Et c’est enfin au milieu de la nuit que nous avons vu la fin de bien des choses.

Tout d’abord, la fin du groupe, ensuite la fin de la pluie, puis la fin de la joie, et pour finir le début d’une nouvelle histoire. Le début d’un nouveau calvaire. Un jour un sage a dit que la nuit porte conseils. Et bien moi cette nuit, , m’a désespéré plus que jamais ou presque. J'ai meme dessiné un peu une foi à l'abris. Et voici donc Udrugor, plus determiné que jamais sous cette pluie batante.


Au petit matin, il ne restait que deux personnes dans le camp. Udrugor et moi-même. Arkanis, puis Aketh, et enfin Julien. Mon julien avec qui j’aurai tellement aimé finir cette aventure. Ils étaient tous partis. Nous laissant comme ça. Bon, Udrugor est en train de ranger les affaires pour partir en marmonnant des choses sur la sorcellerie. Moi il me semble que couardise est plus appropriée. Quoi que cela m’étonnerait beaucoup de ces personnes. Cependant maintenant, j’ai bien envie de retrouver Julien. Il me manquera ce paladin Tète en l’aire. Et oui j’ai aussi droit d’être sentimental de temps à autre. Vous avez vraiment le don de tout gâcher avec vos idées mal placée. Oui il me plaisait et alors, j’ai pas le droit de fantasmer ? Si ça se trouve dans leur ordre, ils ont le devoir de ne pas avoir d’aventures alors ne me bassinez pas avec ça. Vous n’y comprenez rien de toute façon. Bon il suffit.

J’ai même pas envie de vous faire un résumé des personnes croisées depuis la dernière fois tien.
Avant, je vais me faire plaisir. Je vais vous donner un ordre et vous allez le suivre. Vous ne me croyez pas ? Et bien, faisons un essai, vous voulez bien ?

Tournez la page.





7. Petit apparté pour mon plaisir personel






Ha vous avez vu, vous ne pouvez vous empêcher de m’obéir. C’est vexant hein ? Moi j’aime bien.

Bon vous l’avez mérité.

Je n’ai rencontré que deux personnes depuis notre départ de valmarchand. Le tenancier de la taverne des quatre glands. Il n’est pas un mauvais bougre. J’irai même jusqu'à dire qu’il était plutôt sympathique, mais je n’ai pas eu l’occasion de lui parler plus que cela.

Et le plus important Udrugor. Le prêtre de l’ordre.Peu bavard, un peu défaitiste mais s’il reste avec moi il va changer, je vous assure qu’il sera souriant en revenant a valmarchand. J’en ferais pas la promesse car on ne sait jamais mais il ne sera plus le même homme.Le principale étant que même si je ne le connais pas très bien, je l’apprécie tout de même.

Allez, je dois aller l’aider. Suite ce soir peut-être.




8. Petit retour en arrière





Lorsque j’ai écrit ces lignes, je ne savais pas encore qu’un jour, je ferais mon journal. Cette page par exemple, je l’ai faite lors de mon apprentissage avec ma maîtresse. Elle mérite sa place ici, les autres viendront plus tard. Vous ne vous rendez pas compte du temps qu’il faut pour recopier tout ceci avec les dessins.

Aujourd’hui j’ai trouvé des plantes dangereuses avec Aliana, elle m’a expliqué que bien préparé ces plantes pourraient devenir un poison mortel. Donc vous vous imaginez que je n’ai pas eu le droit de les prendre et de les mètres dans mon herbier. C’est dommage, elles étaient tellement belles. Avec des teintes rouges et bleues, voir peut-être violettes. Je ne sais plus trop.
Nous avons marché toute la journée sans nous arrêter, sauf les quelques poses pédagogiques qu’elle fait a chaque nouvelle rencontre. Elle m’a montré des traces de cerf, de lapin, comme d’habitude, et je crois qu’elle m’en veut de lui avoir dit que je les connaissais déjà par cœur ces traces. Il est vrai que je n’ai pas été très aimable. En tout cas je ne peux que lui en être reconnaissante, durant ces leçons, j’arrive à penser a autre chose que ma sœur, ce qui n’arrive pas souvent. J’ai un peu perdu la notion de temps aux cotée d’Aliana. Mais sa présence est toujours autant un baume sur mon cœur. Avant de partir faire sa promenade quotidienne solitaire, elle m’a demandé de méditer sur un endroit qui me ferait plaisir de voir et de visiter. Un endroit où je pourrais me rendre quand je voulais rien que par la pensée. Elle m’a aussi laisse ses crayons à dessin pour m’aider à le matérialiser. Le premier endroit auquel j’ai pensé était celui de mon enfance. Les champs autour des maisons, les arbres verts, les blés jaunes, le vent frais. Mais finalement, un tout autre endroit est sorti de mon imagination ce soir-là. Un endroit que je n’avais jamais vu avant, mais qui me fait tellement envie. Je n’avais jamais vu d’endroit pareil. Et particulièrement, de l’eau se comporter de la sorte.J’ai d’abord eu peur d’avoir faire un dessin contre-nature, mais il s’avéra par la suite que je n’ai imaginé qu’un phénomène naturel qu’Aliana a appelé chute d’eau, ou cascade. Je n’en avait jamais vu, et je l’ai dessiné comme si j’y était m’as t-elle dit à son retour. J’étais très contente de moi. mais il semblait encore une foi que cet enseignement ne s’arrêtait pas là. Elle pris le dessin, et le rangea dans une de ses poches. Elle de me demanda alors de m’asseoir et de me concentrer sur le paysage que j’avais dessiné.De me concentrer assez pour que je ressente l’air frais, la brume qui émane de la cascade, le mouvement de l’eau et des arbres que j’avais mis près de la chute. Le soleil n’était pas encore couché lorsque l’exercice de méditation commença. Cependant, la lune était bien haute lorsque je me suis éveillé. Je ne sais pas si c’était un rêve ou si j’avait enfin réussi à canaliser mes pensées vers un endroit particulier mais j’avait le véritable sentiment d’avoir réussi à me transporter avec la pensée dans cet endroit magique. J’avais fait un voyage mental ver cet endroit. Aliana m’expliqua alors que je venais d’exploiter mon imagination pour me permettre de me séparer du monde qui m’entoure. En effet je n’avais même pas remarqué qu’elle avait allumé un feu juste devant moi. Elle m’expliqua alors le pourquoi de cette leçon. Il semblerait que cette faculté de se couper du monde qui nous entoure permet une concentration plus grande, et plus productive.Mais elle m’expliqua surtout que cet endroit que j’avais dessiné serait pour les années à venir un endroit où personne ne pourrait me déranger, un endroit où je pourrais me réfugier. Mon havre de paix personnel.



Voilà, une partie de ma vie d’avant. J’y suis retourné très souvent ces derniers temps dans cet endroit. Elle ne m’avait pas rendu mon dessin, mais je crois que celui ci ressemble assez fidèlement a l’endroit où je me rends pour ressourcer mon esprit. Évidemment a l’époque, il ne devait pas être aussi beau. J’ai aussi progressé en dessin après. Mais ceci fera l’objet d’une autre histoire.



Mon havre de paix personnel




9. Une nouvelle amie




En fouillant un peu plus loin dans mes affaires, j’ai réussi à mettre la main sur la page de ma rencontre avec Tanith. Je l’ai relu une dizaine de fois avant de la transcrire sur ce livre. En voici donc le contenu.


Hier matin, nous nous sommes fait réveiller par un petit gémissement entrecoupé de miaulements stridents. Aliana n’était nullement inquiète, mais je ne pouvais m’empêcher de me poser des questions. Quelle créature pouvait bien faire tout ce barouf. Ma maîtresse ne dit rien, et prépara le petit-déjeuner comme si de rien était. Cela faisait maintenant quelques années que je la connaissais et il ne me fallut pas longtemps pour comprendre ce qu’il me restait à faire. Secondée par sa chouette, je partis donc a la recherche de cet animal en bien mauvaise posture s’il en était. Apres quelques minutes de recherches, je finit par tomber nez à nez avec un lynx, un bébé pour être précise. Vous imaginez ma surprise, habituellement, ces créatures si discrètes, qui réveillent la moitié du continent !La pauvre petite bête était bien mal-en-point, elle avait une entaille énorme sur la cuisse arrière gauche, le flan droit écorché et le museau tout râpé. Je me suis d’abord demandé s’il n’avait pas fait une mauvaise chute, mais il n’y avait pas la moindre trace de son sang dans l’arbre qui se trouvait au-dessus de lui. Il avait donc du faire une mauvaise rencontre. Quoi qu’il en soit, j’ai décidé de le prendre sous mon aile. Il n’aurait pas tenu la journée si je l’avais laissé ainsi agonisant dans les bois. Revenant au campement, Aliana avisa la bébête que je tenais dans mes bras et ne me fit qu’une seule remarque. Je me rappelle encore ses mots et son aire autoritaires.

Je te préviens, c’est toi qui t’en occupes, qui le nettoies, lui donne à manger et qui nettoie tes vêtements pleins de sang maintenant. J’étais si fière de moi que je n’ai pu refuser.

Cependant, ma maîtresse ne pu s’empêcher de mettre à l’épreuve mes talents de guérisseuse.
J’était particulièrement motivé pour cet exercice, et je commençait donc à me concentrer. Je me souviens encore, mes paumes s’illuminant après quelques instants de concentration, et ces plaies se refermer les unes après les autres comme si elle n’avaient jamais été là. Un pur moment de bonheur. Puis le reste de la journée, il me fallut lui donner à manger très régulièrement, et le nettoyer. La pauvre, car c’était en fait une fille, n’aimait pas l’eau mais il fallait bien lui enlever toutes ses boulettes de poils de son dos.
Regardez cette petite trogne, comment y résister.Mais ce qui m’a le plus fasciné lors de cette rencontre, c’est la façon dont au bout de même pas une journée, le petit animal m’avait pris pour substitut de mère. Voyant cela se produire devant elle, Aliana m’envoya le soir même chercher toutes sortes de plantes et d’écorces dans la foret. Sur le coup je ne compris pas pourquoi je devais me séparer de ma petite protégée mais ce soir j’ai compris.

Le lendemain, elle grava un cercle avec les écorces et certaines plantes, disposées aux points cardinaux. Elle me demanda de me mettre au milieu de ce cercle, avec le Lynx, et de m’agenouiller.Elle m’expliqua alors la façon de créer un lien privilégié avec le petit animal et ainsi devenir comme les deux doigt de la main m’as t elle dit.Je n’ai malheureusement pas le droit de décrire plus ce rituel qui reste un des plus grands secrets des druides mais sachez tout de même que si vous êtes sensibles des genoux, il n’est pas fait pour vous.
Une foi le rituel terminé, je me souviens encore de cette sensation de plénitude. Je me sentais et me sens encore après quelques heures complète. Comme si sans le savoir, il me manquait quelque chose avant. Une sorte d’âme sœur. Et il fallut trouver un nom pour cette âme qui maintenant était liée a la mienne d’une façon qui me dépasse un peu je dois l’admettre. Sachez que ce n’est pas moi qui le choisis. Il semblerait que le rituel nous permette de communiquer plus facilement. Évidemment je ne comprend as tout et elle probablement pas non plus mais, le choix du nom a donné naissance à un fou rire de notre part à toute les deux. Enfin je l’ai interprété comme un fou rire de sa part, mais elle était tout excitée et énervée, ronronnant a tout va. Voilà comment nous avons procédé. J’ai écrit à même le sol trois nom qui pourraient lui aller. Il y avait Ilianith, Yna et Tanna. D’abord, elle a dû comprendre ce que je lui demandais, ce qui justement la mis dans tous ces états. Puis elle resta devant ces trois nom quelques minutes sans bouger. Elle fini par effacer de la patte le nom Yna. Mais elle hésita longuement entre les deux autres pour finalement faire preuve de plus d’intelligence que je l’aurais jamais cru.Elle effaça une moitié d’un de chacun des noms. Formant ainsi le nom de Tanith. Et c’est lorsque j’ai prononcé le nom ainsi formé qu’elle me sauta dessus pour se frotter a moi dans tous les sens. Cette séance de câlin dura bien longtemps. Elle est maintenant endormie à mes cotés, encore toute petite mais tellement belle. Il n’y a qu’un seul problème a cette belle journée, je n’ai pas revu Aliana.Cela lui arrive régulièrement de ne pas rentrer de la nuit mais, pour une raison que j’ignore, j’ai un mauvais pressentiment en me couchant ce soir.
Nous verrons ce qu’il en est demain.



Et depuis cette jeune Tanith, Lynx de 2 ans plus ou moins maintenant m’accompagne partout, même dans l’eau qu’elle a apprise à apprécier.



10. La fin d'une page, la fin d'une vie



Bonjour lecteur. Ce n’est plus Aleria qui tien la plume mais son ancienne maîtresse, Aliana. J’ai appris par les arbres que ma chère disciple était retourné près du Bombardon. Je ne sais pas ce qu’il en est par contre pour sa compagne, Tanith. Que puis-je mettre ici. Un mot peut être. Comment elle était. Oui cela me paraît une bonne idée. C’était une jeune femme pleine de vie. Douce et amusante. Aimant rire et vivre. Elle avait ses petits défauts, certes mais elle était n’est en moins une enfant attentionnée envers les autres et toujours prête à aider son prochain. Lorsqu’elle était encore avec nous, elle avait toujours une question indiscrète a poser, un geste un peu provocateur à placer, en tout cas avec moi. Elle cherchait sa sœur, disparu, enlevé par des esclavagistes alors qu’elles étaient encore jeunes. J’ai retrouvé cette sœur pour elle en apprenant son trépas. Malheureusement, elle avait elle aussi été rappelé auprès des dieux, depuis déjà quelques années en vérité. J’espère qu’elle retrouvera sa famille dans l’autre monde.Qu’elle sera enfin heureuse comme elle le méritait de son vivant dans ces grandes étendues de lumière.
Je prierai pour son salut et pour qu’elle repose en paix pour l’éternité. Je recommanderais son âme à nos créateurs. Un joyau de la nature. Une volonté de chênes dans un corps de mousse.

Adieux.
Ecrit par Aleria, le 26/12/2006 à 21:24