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VIII) Régions, groupes et personnages remarquables de Lidas

1. Obituaires des âmes perdues


Par Maître Eèstorian Lièndal, Chercheur Biographe Gardien des Savoirs Occultes.


A tous mes amis sincères de la Guilde d'Iaur,
A mon ami Arkmiro,
A tous ceux qui sont les Yeux et l'Encre du Monde,



~~~Incipit~~~

«
L
a vie ne s'achève pas dans le ciel, mais sur une page. » Avait coutume de dire Maître Sellian, éminent biographe qui comme moi a décidé de passer sa vie à narrer celle des autres. Mon dessein ici n'est pas, contrairement au dogme si bien répandu en mon culte, de professer la Vérité. Mon dessein est simplement de reconstituer, le plus fidèlement possible, le passage de ceux qui ont disparu. Ma méthode est celle de Grilindel, parce qu'elle exige des sources variées et vivantes, même contestables, même non véridiques. Tout sera rassemblé ici.


Vies étranges perdues
Comme la poussière au vent
Grain par grain, les récolterons
Et les retracerons
Urne fidèle de l'âme ensevelie
Te connaîtrons


Je reprendrais ainsi les mots mêmes de la Liturgie des Bardes Erudits de Kielen. Je suis de leur descendance. L'histoire de ces oubliés de Valmarchand, je veux la toucher. Je veux l'écrire.

Eèstorian Lièndal.


1.1. La vie et la mort de Dixis Ombresort



Par la Haine de Baine !


Voilà un bien intriguant et curieux personnage, que ce dénommé Dixis Ombresort. D’après les informations de l’Ordre du Cœur Radieux, il était âgé d’environ 25 ans, mesurait 1.80 m, et pesait 63 kg à sa mort. Voici le récit de sa vie par lui-même. La source est avérée.


Je suis né 8 années avant le terrible temps des troubles. Avant que ces hérétiques d’adeptes de Cyric prennent l’avantage sur Baine...

Ma mère, Zamythra Ombresort, une prêtresse de Baine, m’a eut avec un guerrier, le Capitaine Zehyk. De cette union est né une famille assez influente, qui s’entendait aussi bien avec le bras clérical que armé de la ville de Château-Zenthil.
Nous étions destinés à un avenir plutôt glorieux mais un événement gâcha tout...
Le temps des troubles, l’âge des dieux sur Toril arriva, un chaos sans précédent se déroula et, durant cette époque maudite le puissant Seigneur Noir mourut en tuant son adversaire, Torm.
Le mortel Cyric en profita pour s’emparer des attributions divines de Baine et les nouveaux adeptes du Soleil Noir eurent les pleins pouvoirs à Château-Zenthil. Ils menèrent des pogroms et des guerres saintes contre l’ancien clergé de Baine, démunit sans divinité.
Les Ombresort étant connus pour leur zèle en vers la Main Noire ils ont rapidement dû s'exiler avant d'êtres agressés. Mon père fut assassiné à sa caserne par un groupe de soldats fidèles à Cyric et ma mère due se cacher avec moi dans la ville. Mais cela ne pouvait pas durer, nous devions quitter la ville.
Sans ses pouvoirs divins ma mère ne pouvais pas faire grand-chose pour s'échapper, alors elle fit appel à la seule personne en qui elle pouvait avoir confiance, Volto. Un guerrier colossal et craint dans tout les duels, on ne comptait plus le nombre de cicatrices qu'il avait collectionné, c’était une véritable fierté pour lui. Certains l'appelaient aussi « l'impitoyable ».
Ma mère était sûre qu'il ne nous trahirait pas car il était resté fidèle à sa divinité patronne, Baine évidemment.
Volto ne tarda pas à nous rencontrer dans les bas-fonds de la ville, épée au poing et un symbole de Baine sur sa cuirasse, cachée dans les replis de sa cape. Lui aussi avait tout intérêt à quitter la ville, plus il resterait plus cela serait dangereux pour lui.
Donc les deux complices échafaudèrent un plan « d'évasion ». Après une journée à réfléchir ils se décidèrent enfin.
Ma mère étant extrêmement fière de la lignée des Ombresort il ne fallait surtout pas qu’elle disparaisse, alors si elle venait à mourir il fallait que moi je survive à tout prix. C'est pour cela qu'elle passa un marché avec Volto. Si elle mourait un artefact, l'amulette familiale des Ombresort, lancera un sort de quête qui liera Volto à moi, si je mourrais lui aussi périssait, sauf si ma mort était naturelle. Cela l'obligerait à me protéger au risque de sa vie. En échange, le sort de quête lui donnerait aussi la jeunesse éternelle, chassant le fléau des guerriers, la vieillesse.
Volto hésita un moment mais l'offre était bien trop alléchante et il accepta le marché. A peine quelques heures de sommeil plus tard et partons pour la porte de Château-Zenthil. Je vous passe les détails du plan ce n'est guère intéressant... Ce qu'il faut savoir c’est que cela a faillit marcher sans accrocs. Alors que nous allions nous échapper cachés dans un chariot, un prêtre de Cyric zélé lança un sort de détection, et il perça au grand jour notre tentative d'évasion. Complètement hystérique il ordonna que l’on bombarde le chariot de boules de feu. Ce qui fut fait.

En moins de quelques secondes je me retrouvais dans un enfer de fumée et de flammes. Heureusement Volto avait plus d’un tour dans son sac et il m'abrita sous sa fameuse cape magique, m'évitant d’être transformé en cendre, ce qui ne fut pas le cas de ma mère. A ce moment là nous fûmes liés tout deux. Les adeptes de Cyric nous croyant morts, nous sommes sortis des décombres devant leurs air stupides et béats et nous avons courut aussi vite que nous ne l'avions jamais fait.

Quelques mois plus tard et Xvim le fils de Baine ne tarda pas à se faire entendre, avec l’aide de Fzoul Chambryl il récupéra une partie des attributions divines du Seigneur noir à Cyric, pendant cette « petite » guerre Château-Zenthil fut rasé et tout les anciens bainites avaient enfin un espoir de « renaître ».
Volto ne comptant pas me surveiller chaque minutes ne tarda pas à m'enseigner l’art du combat. Dans les plaines froides autours de la Mer de Lune il m'a mis pas mal de plomb dans le crâne, car c'était un guerrier mais il était loin d'être stupide. J'ai beaucoup appris mais pas mal souffert durant ce laps de temps qui dura environ 7 ans. Je me souviens encore des « petites » courses d'endurances qui duraient des heures dans la neige, des épreuves de « survie » ou encore des combats contre ce colosse que je ne gagnais jamais...
J'aimais bien les exercices physiques mais je fus plus attiré par le clergé de Xvim grandissant. Peut être la perspective d'avoir plus de pouvoir entre les mains.
A 15 ans je rejoignis les moines de Xvim. Au début je faisais juste les travaux ingrats à cause de mon jeune âge, mais au bout de trois ans on m'autorisa enfin à étudier la foi de Xvim, et aussi l'ancienne foi de Baine, les deux étant quasiment les mêmes. Mon tuteur se nommait Xanarios, un virtuose de la terreur des plus terrible. Il n'en manquait pas une pour rabaisser ses élèves et les humilier. Ce fut long et difficile, car de plus les élèves se poignardaient dans le dos à la première occasion pour arriver premier du groupe. J'adorais ce jeu là, faire les coups les plus pendables m'amusais, et le meilleurs était de voir Xanarios infliger des châtiments physique au autres, voir leurs souffrances me remplissais de joie... Et quand c'était à mon tour la haine que je développais pour mon supérieur me permettait de survivre.

Volto rôdait toujours dans les parages des temples ou j'allais, il commençait à avoir une petite réputation à force de tuer des petits groupes d’adeptes de Cyric qui tentaient de repérer les temples de Xvim. Mais un jour il fut attaqué par un groupe de mage adeptes du Soleil noir. Pendant ce violent affrontement l'un des mages utilisa un anneau de souhait, un objet rare et redoutable, sauf quand on ne sait pas s'en servir. En effet le mage ne formula pas son souhait correctement... Et invoqua un démon majeur, sans les protections appropriées le monstre se retourna contre lui, il fut déchiqueté et Volto disparut, je ne sais pas si il est mort ou autre... Ce qui est sûr c’est que je ne l'ais plus jamais revu depuis.

Enfin au bout d'encore trois années cléricales je sentais que j'avais enfin la foi en moi, Xanarios me donna le fameux pendentif des fidèles que tous les apprentis prêtres convoitaient. J'étais entièrement en accord avec les dogmes de Xvim : « tuez tous ceux qui veulent entraver son pouvoir » C'est le sort que je voulais appliquer aux hérétiques de Cyric.

A peine un ans après, j'eu la Vision, celle que tout les prêtres de Xvim ont vus. Celle ou l'on voyait Baine renaître de Iyatchu, serrant son gant noir. Quelques temps après et Baine revint, sonnant le glas de la fin du règne de Cyric sur la Mer de Lune. Comme tout les fidèles du Seigneur noir je suis parti en guerre contre les adeptes restant du Soleil noir, j’espérais pouvoir vivre ma première bataille. Mais je fus déçu, car je ne vis même pas le front, les adeptes de Cyric avaient décampés bien avant que nous arrivions.

Fzoul Chambryl le nouvel élu de Baine pris le commandement de tout les Bainites et il nous dirigea d’une main de fer. Je suis resté quelques temps dans le secteur de la Mer de Lune mais j'en avais assez d’avoir à faire à des centaines de supérieurs hiérarchiques, tous ces virtuoses de la terreur, certes faisaient leur travail, mais je voulais voler de « mes propres ailes » comme on dit...

Alors je partis en direction de Valmarchand, le seul endroit ou Fzoul Chambryl avait interdit que l'on répande la foi de Baine, à cause d'un accord avec les ménestrels. N'ayant à présent plus rien à faire du réseau noir et de son dirigeant je voulais y semer la terreur divine de mon propre chef.
Pour faire ce long et dangereux voyage je m'alliais avec un groupe de bandits itinérants, je fut engagé en tant que prêtre de la bande et je bénéficiais ainsi d’une place un peu indispensable. De plus il était assez facile d’embrouiller cette bande d'ignares pour obtenir ce que je voulais, seul leur chef était vraiment futé et me remettais à ma place de temps en temps. J'ai même pensé à l'assassiner ou à l'empoisonner, mais si j'échouais je serais mort... C'était beaucoup trop risqué à mon goût. De plus les bandits étaient une centaine et ils se battraient pour le pouvoir.
Donc je suis resté avec eux jusqu'à ce que nous arrivions non loin de la porte de Baldur, car ils voulaient s'arrêter ici avant de rejoindre Valmarchand, une pose qui leur fut fatale... Car ces crétins n'ont pu s'empêcher de se faire voir et d'attaquer quelques hameaux, ce que le Poing enflammé ne tarda pas à remarquer. A peine une journée plus tard après un raid, une petite armée nous est tombée dessus, les bandits furent massacrés et j'ai profité de ce chaos pour fuir ce combat perdu d'avance.
Laissant mes stupides associés mourir je repris tout seul ma route. Valmarchand n'était plus très loin...



Ici s'arrête le récit, mais il a été retrouvé, dans les affaires du jeune homme, un Journal qui confirme la poursuite de ses activités de prêtrise au service de la divinité Baine. Il révèle beaucoup de choses, même si certaines restent obscures. On sait qu'il a effectivement rencontré une jeune elfe, ensorceleuse confirmée, dès son arrivée aux portes. Je loue ici le travail formidable réalisé par mes scribe Dtonus et Elektior. Ils ont retrouvé des témoins de cette rencontre ! La demoiselle elfe à la chevelure rousse attirait l’attention des communs. Voici ce qu'elle put dire en accostant l'homme et qui nous a permis de cerner ce caractère du personnage :




  1. Un noble seigneur, aux allures de Prince
« Je suis absolument ravie de faire votre connaissance, messire Ombresort ! Quant à moi, je réponds au nom d'Hestia. Je vous avoue que je suis vraiment heureuse de faire votre connaissance ! Voyez-vous, j'en suis un peu honteuse mais je n'étais pas du tout rassuré à l'idée de rentrer dans cette si grande ville sans connaître personne au préalable ! Je suis d'un naturel timide, voyez-vous, et je frissonnais à l'idée de me faire accoster par des gens peu fréquentables, c'est qu'il y'en a tellement dans les grandes villes ! Mais vous, avec votre armure, on voit tout de suite que vous n'êtes pas un vulgaire tire-laine mais plutôt un homme qui n'oserait jamais faire de mal à une pauvre femme sans défense tel que moi ! Mais dites-moi ! Vous m'avez l'air très noble ! Ne seriez-vous point un grand seigneur ?! » La mystérieuse Hestia.

Elle aurait donc misé les plus grands espoirs en ce Dixis Ombresort.

« Moi, voyez-vous, je rêve d'une autre vie, pleine d'aventures, à la fin desquelles je rencontrerais le prince charmant, évidemment ! Mais je suis consciente que notre bonheur serait envié et d'horribles créatures essaieraient de nous séparer ! Mais lui, il serait toujours là pour me protéger et les pourfendre de son épée de lumière ! »

Etaient-ce les prémices d’une relation plus forte ? Quel fut le destin de ce couple incongru ? Ce témoignage est avéré par un autre acteur.


Un gamin du port « Hou les amoureux !!!! Le bisou ! Le bisou !!!! »

Paroles que le Sieur Ombresort aurait prononcé entre les Murs de la Cité (sources variées). Elles dépeignent assez bien le personnage tel que décrit dans son propre journal.




  1. Un guerrier cruel, sanguinaire et sacrément cupide
    .


« Je suis un guerrier... Je gagne ma vie à la force de mes mains. »
« Un homme seul est un homme mort »
« Il faudrait trouver un boulot bien crade et bien payer »
« Ici on trouvera rien, ou alors rien qui soit dans nos cordes. Allons plutôt dans l'ombre du port si vous voyez ce que je veux dire. Là bas on nous proposera sûrement un truc violent et bien payé... »
« Soit pas de meurtre que reste t-il... Ah ! Oui le racket ou le vol? Ca vous va? C'est vrai que pour débuter c'est mieux, puis on peut toujours prendre un pourcentage sur ce que l'on vole ! »
« Peuh ! On trouvera sûrement des types requérants des services simples : Tabasser un type et sa famille pour leur voler tout leur or y'a rien de plus simple... On pourra s'entraîner sur d'autre tête avant si tu veux, histoire d'être sûr le moment voulu. »
« Imprime bien un chose : Ne me menace jamais. »
« Tu me prends pour un imbécile et c'est franchement irritant. »
« J'ten foutrais moi des concours de ricochet ! Et moi j'suis le Patriarche du Tyran ! »
« Tu as de la chance mon fils je suis prêtre. »
« Par Baine avant que quoi?! »




  1. Son point faible : la mer.


« Bon je vais me trouver de l'eau... Oui de l'eau, de la flotte... Mais ne parles pas de la mer s'il te plait ! »

D’après le témoignage de Baine, depuis l’Achéron, son disciple aurait pensé ces mots : « *La journée commence bien... D'abord la mer puis la "merde"... Et même pas une goutte de sang dans tous ça... Ou alors un peu de violence...* »



  1. Ceux qui ont croisé sa route. Témoignages divers
    .


Un vieux garde des portes expérimenté qui se souvient de tout :
Le gars a dit « Et je suis venu à Valmarchand pour la chance de pouvoir recommencer ma carrière, de rencontrer de nouveaux compagnons d'armes et de trouver gloire et richesse... A ce qu'il paraît c'est une ville riche, donc il doit y avoir des employeurs riches." Si vous voulez mon avis, c'était ni plus ni moins qu’un mercenaire, cherchant des nouveaux compagnons, la gloire et puis la richesse dans un ville riche. Ni plus ni moins. »

Un marchand, vêtu simplement et tirant à sa suite une mule chargée de grosses balles de laines.
« Il étaient deux, en effet, je les ai croisés. Je crois qu’ils m'ont demandé leur chemin ... Alors il s'appelait Dixis Ombresort ? Ce nom fait froid dans le dos ... Ah oui mon témoignage. Je leur ai sûrement indiqué une bonne auberge, celle de la Veuve Eymar "l'étoile brillante" mais je me souviens surtout de la jeune elfe. Pétillante de vie ! Et très observatrice, elle m'a appelé Messire. Hé hé ... le grand avec ses armes je le trouvais louche. Il n'avait pas l’air d'être recommandable, avec sa mauvaise mine. »

Eymar Venra, aubergiste de l'Etoile Brillante
« Deux clients charmants, je m'en souviens. Ils ne sont pas restés longtemps. Mais ils m'ont demandé une chambre double, cela je peux vous l'attester. Oui oui une chambre double ! Bien qu'il ne faille pas en tirer des conclusions hâtives ... Au réveil, le lendemain, Messire Ombresort m'a dit qu'il n'aivait pas faim... Il demanda simplement un Jus de coeur de Maudith ou de la gnôle si je n'en avais pas en réserve. Un homme avec beaucoup d'humour ... Mais je crois qu'il cherchait aussi à se donner un genre ... ténébreux vous voyez ? Enfin je lui ai donné ma liqueur de pomme. »

Un paladin
« J'ai vu ce type passer sur l’esplanade du temple d’Héronéus. Affirmatif. Après qu'est-ce que je peux dire d'autre ? »

Un mendiant caché
« je suis certain d'avoir vu les gens dont vous me parler se battre en duel dans une ruelle du port ! La fille a crié : « Espèce de foutu prêtre lunatique psychopathe ! Ne porte plus jamais tes sales pattes sur moi ! » Juré. Je peux avoir mon rutilant maintenant ? Ce qu’il a répondu ? Un truc du genre "Dénonce quoique ce soit et je te brise les os un par un. Comprit? Car niveau souffrance j'en ais apprit long dans les geôles de Chateau Zenthil." Mais j'ai rien à voir là-dedans. »

Anjus Nymar, aubergiste de la Taverne de l’Ogre Amoureux.
« C'était un romantique ... lui et sa donzelle voulaient contempler la mer ...

Le mendiant caché
: « Hé hé je vous vois venir Messire le Chercheur ... Oui oui j'ai bien entendu quelque chose comme cela ... la révélation que la jeune rousse et le vilain sorcier avaient un penchant l'un pour l'autre ? ... De mes propres oreilles je l'ai entendu de sa propre bouche : « "Tu sais que tu es dans les femmes les plus épuisantes ET teigneuses que j'ai pu rencontrer? Hmm sûrement pas..." » Et il s'est baissé sur elle pour qu'elle lui nettoie les cheveux ! Là j'ai décampé ... »

Un docker des docks
« Oui ils étaient vraiment mal assortis ces deux-là ... mais je n'arrive plus à me souvenir du grand tout en armure ... Je me rappelle que de cette si gentille Elfe experte en question de ricochets sur vagues ... Un sport noble, Messire. Elle en connaissait

Un garde en faction dans les Docks
« J'peux pas croire que ce soit lui l’méchant. Quand on s'est rencontré, il avait l'air d'un homme combatif et valeureux, avec ses courts cheveux blancs et son grand morgenstern. Et y'a un certaine sympathie dans la garde pour les gens comme lui, les gens comme nous quoi ! Il cherchait la demeure de la veuve Elvir ... Et après son passage on a retrouvé morte la brave femme ... Ben ouais y'avait des odeurs bizarres sortant de chez elle. Un massacre ! Je trouve bizarre qu'il nous ait rien dit en sortant ... Pourtant on s'est refait signe comme de bons camarades. Je m'explique pas tout ... »

Un autre garde en faction dans les Docks
« Et surtout on a bien rigolé, on a sorti une bonne blague je me souviens quand on le revu : Alors, charmante la veuve Elvir hein ? Ha ha ha ! Vous avez pris son coeur et maintenant vous voulez le coeur radieux ??? Ha ha ha ! Bien bonne celle-là ! Ca l'a fait marrer ! Il a répondu "Oui très charmante, surtout en rouge. Et votre blague, très drôle." Mais tout ça, ça va pas vous servir pour votre livre, si ? »

Fistandantilius le Mage
« Qu'allait donc faire ce sinistre inconnu avec deux adversaires ? Je vous le demande ! Plantant un regard déterminé dans les yeux de l'inconnu, je lui criai : "Traître! Vous êtes un homme mort". Et c'est bien ce que qu'il fut. » Du même Fist, à Samo Uhan (rapporté par le mendiant caché) : « Vous avez vu comme il vous a bien explosé le bras ? »

Samo Uhan, Paladin de l'Ordre Radieux
« C'est étrange, parfois, ce que la destinée vous réserve. Mon entrevue avec cet homme a été aussi brève que violente. Il m'a proposé un rendez-vous louche, seul à seul dans le vieux port ... Avec le recul je me dis qu'il devait mentir. Notre Mission était finalement la même : nous entretuer. Je l'ai vite compris, alors je suis parti à sa poursuite. Le sang devait couler car il était un servant de l'Ennemi. Je l'avais senti ... Un paladin de l'Invincible sent cela mieux que quiconque ... Ce lâche sans vergogne m'a tendu un piège ! Il m'a frappé, moi aussi, sans succès, plusieurs fois ... J'ai reçu un terrible coup à l'épaule ... En était-ce fini ? C'était sans compter la Grâce d’Héronéus. Et l'aide de mon allié Fist le Mage. L'infâme prêtre est le seul à avoir trépassé. Un homme méchant ... sournois et sanguinaire ... Mais un adversaire honorable qui recevra de ma part les honneurs dus aux vaincus. Puisse-t-il trouver dans la mort le repos dans le Royaume de la Lumi... heu enfin ... oui puisse-t-il ... J'espère en tout cas ... qu'il n'est pas trop tard pour lui de trouver la Lumière quand même ! »


  1. Le mot du Chercheur


La recherche se poursuit. Le Sir Ombresort a passé peu de temps à Valmarchand, et le témoin principal de son passage, Damoiselle Hestia, ensorceleuse, est introuvable. Nous perdons sa trace au port, lors de l’évènement du concours de ricochets sur vague. Nous attendons confirmation de sa mort pour mener une autre recherche ...


  1. Derniers apports avant classement


Dixis Ombresort n'avait pas de famille, et peu d'amis. Voici les paroles recueillies devant sa tombe.


A Dixou, prêtre à mon avis défroqué qui réfléchissait plus avec son morgenstern qu'avec sa matière grise. Un jour, si j'ai le temps, je me mettrais à la nécromancie et je te ferais revenir sous forme de zombi à mon service pour que tu me masses les pieds.

Hestia.


Toi, que je n'ai pas bien connu de ton vivant, et pas bien reconnu de ton gisant, c'est pas de bol.
En plus, t'était bien partis, mais c'est teigneux un gnome. Remarque, en ce qui me concerne, les gens dangereux comme toi sont mieux gisants que vivant, même si ça me fait un peu de peine: Il aurra fallut que tu souffre énormément pendant ta jeunesse pour en arriver à être ce type de triste sire que nous croisâmes. Reposes en paix, même si tu vécus en guerre avec tout le monde.

Fist.


Il était grand, il était beau il sentait bon le sang chaud....

Sam.


Ton dieu peut être fier de toi, Ombresort. Tu as volé, pillé, pesté, ronchonné, menacé, et même tué un petit chat. Dis à Baine que c'est qu'un vieux crouton !! Mouahahahahaha !!!

Kiihkeä.


Un homme qui su se lier à Hestia ne pouvait pas être fonciérement mauvais au fond de lui. Ombresort était un incompris.

Sekava.


Comme le dit le vieil adage : les amis de mes amis sont mes amis. Or il me semble bien que Vecna t'appréciait, toi et la Mort que tu répandais. Désormais tu n'es plus, ou du moins tu n'es plus le même, ne t'inquiète pas, une âme de perdue, dix de retrouvées, on va te ressusciter vite fait bien fait, et tu goutteras aux joies de la vie renouvelée. Sur ce, à bientôt l'ami !

Sharasque.


Un minable, ouais !!!

Nours.


1.2. La Vie et la Mort d'Aléria Tran


Alors je m’appelle Aleria Tran, je ne possède que ce que vous voyez sur moi c’est à dire un sac à dos, une outre d’eau, une cape, une armure de peau, mes vêtements en cuir et mon cimeterre.


C’est une jeune femme qui ne paie pas de mine, quand elle se présente, aux Portes de la ville. En tenue de voyage, légèrement armée, elle est accompagnée d’un lynx femelle du nom de Tanith. D’après les informations délivrées par l’Ordre des Quatre Saisons, Aléria Tran était âgée d’environ 22 ans, mesurait 1.74 m, et pesait 65 kg à sa mort. Le récit de sa vie a été conservé dans les archives des Gardiens des Savoirs Occultes.


Aleria Tran, jeune humaine de maintenant 22 ans pour 1m74 et 65Kg n’as pas toujours eu une vie facile. Née dans une famille de paysans vivants dans un village près des champs, à l'ouest de la forêt du centre.
Le père, Kian, travaillait aux champs pendant que sa mère, Darine, s’occupait des enfants du village. Elle en avait une petite dizaine don deux étaient les siens. Aleria et sa sœur Ilanda. Sœurs jumelles elle sont nées un matin d’été très chaud. Depuis ce jour elles étaient inséparables. Ensemble elles ont fait les 400 coups dans les rues du village. Entre courir après les chiens, faire des farces aux villageois et l’école avec leur mère, il ne restait plus beaucoup de temps pour aller à l’aventure dans les champs. Elle eut une enfance plutôt calme, n’a jamais eut faim ni manqué de quoi que ce soit pour être heureuse mais sans pour autant que ce soit voyant.
C’est à l’age de 12 ans qu’elle commença à prendre conscience de sa beauté et à s’en servir comme un passe-temps avec les quelques garçons autour d’elle et de sa sœur. Elles étaient parfaitement jumelles ce qui devenait un véritable casse-tête pour tous les habitants. La seule différence résidait dans le grain de beauté qu’Aleria avait à l’intérieur de la cuisse que sa sœur n’avait pas.
Mais c’est à 13 ans que commença le calvaire de sa vie. Sa mère et sa sœur tombèrent malades. Les médecins après des semaines d’études ne surent les guérir et elle perdirent toutes deux la vue et la parole. Les deux jumelles n’eurent pas beaucoup plus de mal à se comprendre étant donnée leur gémellité mais pour sa mère ce fut une autre histoire. Elle ne communiquait plus que par gestes maladroits et peu précis. Les deux enfants devaient donc rester auprès d’elle la journée durant pendant que le père allait aux champs.
Un an plus tard, son père eut un accident de travail et perdit sa main gauche. Devenue inapte à travailler leur vie commença à se dégrader petit a petit. Aleria âgée d’alors 14 ans avait pris un travail à l’auberge pendant que son père était chez le marchand et que sa sœur, qui malgré son handicap était plutôt autonome, restait auprès de sa maman. Mais le salaire des jeunes filles n’était pas suffisant pour subvenir correctement à tous les besoins de la famille.
Ce calvaire fut cependant de relativement courte durée. Lorsqu’elle eut 16 ans, un groupe de pillards orcs fit irruption dans le village. Ils massacrèrent, violèrent et pillèrent tout ce qu’ils trouvèrent. La mère due à son infirmité fut tuée sur le champ, le père ayant essayé de se défendre fut découpé en autant de morceaux que possible quant aux deux sœurs, elles échappèrent en se cachant dans le conduit de cheminée à ce massacre et surtout a la vue de ce massacre.
Sortant de leur cachette le lendemain, elles ne trouvèrent que désolation et gémissement d’agonie dans tout le village.
C’est alors qu’une femme d’un bel age entra dans la bourgade. Il y avait dans les airs une chouette blanche qui la suivait. Elle prodigua des soins aux blessés et aida à l’élaboration de sépultures pour les morts. Aleria travaillant à l’auberge put discuter longuement avec elle et tout raconter à sa sœur le soir ; cette dame était une druidesse qui parcourait le monde pour aider ceux qui en avaient besoin nommée Aliana. Cette dame resta presque une année pour aider à tout reconstruire.
Puis un jour d’été très chaud, elle repartit sur les routes estimant que le travail était bien fait. Le village avait été reconstruit et les survivants recommençaient à travailler correctement. Au moins juste assez pour se nourrir.
Et c’est le soir même que sa vie se transforma en enfer. Une caravane de marchands d’esclaves passa tout près de la ville et Ilanda disparut. Aleria ne se rendit compte de sa disparition qu’au retour de l’auberge très tard et a ce moment-là la caravane avait déguerpi aussi.
Etant son dernier lien et sa seule raison de vivre Aleria partit sur le champ à la poursuite de la caravane sans même emporter de vivres.
Après un jour et demi de marche, elle croisa une femme familière sur son chemin.
Aliana se trouvait devant elle, toujours souriante de pouvoir aider quelqu’un. Lui racontant son histoire autour d’un feu de camp et un repas chaud, ce qu’elle n’avait pas eu depuis son départ, Aliana lui proposa de l’aider de nouveau. La jeune fille extenuée ne put refuser cette offre, et c’est ainsi que deux jours après ses 17 ans, elle passa sous la tutelle de la vénérable druidesse commençant ainsi son entraînement tout en poursuivant les marchands.
Elle reçut au cours du voyage une formation plus que complète puisqu’elle aidait les autres gens dans le besoin sur sa route, elle apprit à maîtriser la magie druidique, et à reconnaître toutes les races de plantes et d’animaux.
Malheureusement elle ne rattrapera jamais sa sœur dont la piste avait disparu à travers les flots de l’océan. Ce soir-là, sur la plage de la mer du serpent, elle pleura toutes les larmes de son corps et fit le serrement de parcourir le monde tout comme Aliana pour aider ceux qui en avaient besoin et essayer de retrouver sa sœur qui pouvait maintenant être n’importe où. Elles auraient eu 20 ans la semaine d’après.
C’est l’année de ses 21 ans que son enseignement prit fin avec la vénérable druidesse. Il prit fin un matin de printemps alors qu’elle avait trouvé près d’un rocher une jeune Lynx blessée.
La soignant, l’animal s'éprit d’affection pour Aleria. Voyant ce phénomène se passer, Aliana lui enseigna comment s’en faire un compagnon animal. Cette cérémonie marquerait la fin de son enseignement. Aleria la fit donc le lendemain. Le rituel lui prit la journée entière et a la fin, Aleria se rendit compte que son professeur avait disparu. Se retrouvant une foi encore seule, elle se rappela le serment qu’elle avait fait, et partit ainsi sur les routes pour aider les autres et retrouver sa sœur si elle le pouvait sachant au fond d’elle qu’elle était encore en vie quelque part.
Ainsi, après un an sur les routes à aider son prochain, maintenant âgée de 22 ans, elle arrivait en vue de Valmarchand, la jeune Lynx nommée Tanith sur ses talons.




Voilà comment commença l’histoire de la jeune femme, arrivée aux Portes de Valmarchand avec déjà des soucis en tête. Son journal, remarquablement tenu, a été retrouvé dans les affaires de la prêtresse du village de Fregui. Heureusement que mes scribes Dtonus et Elektior ont pu avoir un long entretien avec cette gnome, car elle avait complètement oublié l’existence de ce journal. Il fut sauvé et il trône maintenant en bonne place sur l’étagère des Ames Perdues de la Guildes des Gardiens des Savoirs Occultes. Mes scribes ont remonté tout le fil du court passage de la jeune Aléria à Valmarchand. Ils ont pu d’abord constater la grande sociabilité de la druidesse : les nombreuses rencontres effectuées en attestent, et permettent de dresser le portrait de cette âme.



  1. Une femme crédule et romanesque

On dit que la jeune femme aurait dès son arrivée en ville insisté pour parler à un corbeau, plutôt qu’aux gardes. Elle aurait entretenu une longue conversation, croassant avec l’oiseau de malheur devant la foule médusée des Portes. Cet oiseau, nous l’avons retrouvé, et il témoigne de cette rencontre : « Une petite humaine avec bondisseuse à moustaches. Enfant de la Nature, qui doit voir Qafrer. » Ainsi avons-nous affaire à une jeune druide, candidate à l’entrée dans l’Ordre des Quatres Saisons. Qafrer, son supérieur hiérarchique : « Ce ne fut pas bien difficile de la convaincre, elle a tout de suite eu confiance en moi, malgré les corbeaux qui me tournent autour. » En effet, d’après nos sources, le numéro 2 de la faction des Ensoleillés aurait tenu ce discours à la jeune femme : « Nous nous faisons rares ... peu de gens entendent l'appel de la nature et s'en font les enfants. Ils sont encore plus rares ici en ville, où il y a pourtant toute une flore et toute une faune à protéger. L'Ordre met donc beaucoup d'espoir en vous, Aléria. La Communauté des druides est influente à Valmarchand, surtout grâce à nous, les Ensoleillés. Nous entretenons des rapports suivis avec les différentes composantes de la société citadine, avec les autorités ... Mais le problème que nous avons à présent est au dehors de la ville, assez loin d'ici... » Et cela marcha au-delà des espérances, puisque la jeune femme promit son aide à Qafrer. Celui-ci s’empressa de l’amadouer par des promesses de carrière au sein de l’Ordre. « Je suis heureux que vous offriez votre aide. Cette mission demande sang froid et sagacité. Mais si tout se passe comme je le prévois vous n'aurez pas à être éprouvée physiquement. Après cela, libre à vous de poursuivre votre voyage par les mers ... ou de faire autre chose. Menez cette mission à bien et un choix s'offrira à vous. »
Ainsi embobinée et des étoiles plein les yeux, la jeune fille s’en fut quérir ses compagnons paladins.


  1. Une femme diplomate et pleine de tact.

Arrivée au Cœur Radieux, voilà ce qu’on put entendre de la bouche de la druidesse :
« Hola petit prétentieux, avant de lancer des phrases a tout vas et demander des choses avant même de savoir à qui tu as à faire essai de d’être un peu plus respectueux envers les autres ... Et vous voyez, malgré ma condition de femme, je sais me révolter devant les goujats, pour ne pas dire pire, de votre espèce orgueilleuse et prétentieuse pour les remettre à leur place ce que leurs parents auraient dû faire bien avant moi. »

Voici ce que nous apprend le sieur Ehistor, à qui ces paroles étaient adressées : « J'ai sûrement vécu plus de choses dans ma vie pour me permettre de l'affirmer, elle n’est qu'une petite prétentieuse en fin de compte, elle pense pouvoir s’attirer les faveurs de tous avec sa fausse sympathie mais elle n'est pas capable de pardon, il suffit de l’offenser comme il se doit pour qu’elle haïsse. Qu’elle n’aille pas jouer la bonne fille qui croit au bien et qui accorde son pardon à tout être quel qu'il soit! Elle n'est pas à la hauteur de ses ambitions égoïstes! Pauvre fille... »

Portrait confirmé par la suite pas un de ses compagnons de route, Udrugor Uderas, très noble et honorable prêtre du Seigneur Héronéus. « Nous avons fait un bout de chemin ensemble, abandonnés par mes amis les paladins. Cette jeune femme est pleine de ressources. Sa confiance aveugle est une bénédiction du ciel. Son adorable lynx un allié précieux en combat. La druide a montré un dévouement à ma cause sans faille. Elle s’est évertuée à garder le groupe uni, même quand il y avait les paladins. D’ailleurs elle faisait office de meneuse du groupe, ce qui n’est pas flatteur pour le Cœur Radieux. Dommage qu’elle ait sombré dans la démence vers la fin de sa vie ... »


  1. Une meneuse, une chef de meute.

Les paladins survivants à leur expédition sur la route de Fregui se souviendront longtemps de ce trait de caractère de la druidesse. Dans le journal du défunt Arkanis, nous trouvons ces mots « elle fait la cuisine, elle fait le feu, elle s’occupe des chevaux, elle vérifie qu’ils ont bien à boire, à manger ... même sous la pluie battante, elle est là, criant les ordres, rassemblant les troupes éparses ... ». Aketh aurait prononcé ces mots chargés de sens : « Dame Aléria à une sagesse que je devrais m'efforcer d'égaliser. » Sire Julien Mîl aurait renchéri : « Votre énergie est plaisante à voir Dame Aléria Tran »

Malgré le désastre qui s’abattit sur le petit groupe de campeurs, et la débandade qui s’ensuivit, la druidesse garda toujours le contrôle :
« RRRRhhhaaaaaaAAAA !!!!!
Ça suffit maintenant !!!!
Depuis quand les humains sont en sucre ? Ca vous scierait les jambes de venir nous donner un peu d’aide tous les deux ? »

Udrugor Uderas témoigne de la spontanéité de la jeune fille, qui avait le don de mettre de bonne humeur même le plus maussade et sombre des prêtres d’Héronéus : « J’étais inquiet pour ma mission, pressé aussi d’arriver à son terme. Je me suis montré froid et distant. Elle a réussi à me faire sourire, à éclairer un peu mon visage. Sa gentillesse était une force pour les autres, mais une faiblesse pour elle-même malheureusement. »

Tanith la lynx femelle est tout à fait d’accord avec cette qualité de se compagne humaine. Selon la lynx, contactée dans les montagnes par nos scribes à l’aide d’un sort de métamorphose animale, Aléria Tran savait tirer profit des capacités de son lynx. Elle l’envoyait pister l’ennemi, et l’attaquer si besoin. Le lynx avoue que depuis qu’elle est à nouveau seule, elle vit une existence plus paisible et n’a plus besoin de jouer les têtes brûlées pour les beaux yeux de l’humaine. « Maou maouuu maouuu » dit-elle en secouant la tête d’un air réprobateur. Et d’ajouter « maouuu, ma maouu mou ... » avec un sourire confiant. Il est vrai que sans Aléria Tran, la lynx n’aurait jamais eu une jeunesse aussi trépidante. Néanmoins Tanith ne prendra plus d’humaine comme compagne de route. Cette expérience l’a bien trop échaudée. Elle fondera une famille dans les montagnes, non loin des campements gobelours où l’on fait griller de la bonne viande.


  1. Une femme déterminée, bestiale et franche
    .


« Mon voyage n’est pas long en soi, il est indéfini, ce qui implique l’absence de limites »
« N’importe qui ici souhaite combattre le mal, du moins il me semble, »
« Ce n’est pas la première fois que je suis victime de dégénérés congénitaux dans leur genre. Ce n’est pas encore une habitude mais ça fini par venir »
«Mais alors vous, si nous n’avions pas été dans ce lieu des plus pures, je vous aurais éviscérée et démembrée. De quel droit traitez vous quelqu’un qui vous aide comme un moins que rien ? Vous n’avez donc aucune bonne éducation ? Ou vous êtes encore plus ralenti, comme vous dites, que l’idiot du village ? »
« Si je te recroise, je te tue, on n’insulte pas impunément une fille de la nature. »
«Personne n’as vu Tanith ? »
« Obad-Haï, que ta lumière nous guide dans ce moment de doute et de sombres pensées. »
«Alors on fait quoi maintenant, il nous manque un cheval, et de la lumière, et j’ajouterait que je commence a avoir sérieusement faim. »
«Allez, comme disait ma mère, quoi qu’il arrive, il faut aller de l’avant et ne jamais regretter le passé. »
« La couleuvre est moins détestable que vous, prêtre, elle ne se bat que pour survivre. »
«En tout état de cause, nos débuts étaient déjà difficiles, maintenant ils sont catastrophiques. »
«SALE TRAITRE D’ASSASIN, REVIEN ICI QUE JE TE MONTRE LA VRAIE JUSTICE ! TON PROCHAIN REPOS SERA AVEC LES VERS DE TERRE ! TU NE M’ECHAPERA JAMAIS !!! »



  1. Ce qui la fait fondre : la serviabilité et la candeur paladine ...


Des témoignages de gens du Cœur Radieux confirment la tendresse que ressentait la druidesse à l’égard de certains éléments de la gente paladine. Morceaux choisis :

« Apres vous jeune protecteur... »

« Julien, si tu as fini, il serait temps d’y aller et j’ai besoin d’un peu d’aide pour porter tout ce barda. »

« Sir Julien et moi-même pouvons-nous en occuper seuls pensant que vous soulagez et préparez votre esprit. »

« Bon et bien puisqu’il nous faut les attendre, je vous propose un sujet de conversation : Vous.
Alors que pourrais-je savoir sur vous en quelques instants que je sache un peu plus qui vous êtes à part un paladin dévoué. »




  1. Ceux qui ont croisé sa route. Témoignages divers
    .


Un vieux garde des portes expérimentés qui se souvient de tout : Une drôle de femme, qui parle aux corbeaux ... une sorcière pour sûr. Mais voilà, elle était en règles alors on l’a laissée entrer ... »

Maxus Hugard
« Une femme cultivée, qui a su trouver dans les nobles statues et fresques glorieuses du Cœur Radieux un sens tout à fait juste. Trop prompte à la colère, et semeuse de discorde, on voit toutefois un gouffre entre ses sages pensées et ses actes. »

Un paladin
« Hé hé ... faut voir comment elle donnait ses directives à mes confrères du Cœur : portez ceci, faites cela, plus vite, allez allez petit étourdi ... hi hi hi ... »

Sir Julien Mîl, paladin du Coeur Radieux
« Nous étions en mission pour le très haut Coeur Radieux de Valmarchand. Aléria était une jeune druidesse, vite submergée par la colère, la joie ou l'incompréhension. Elle savait vous mettre mal à l'aise ou vous réconforter comme personne d'autre ne peut le faire. Etant aussi honnête avec elle-même qu'avec les autres, le ton pouvait monter rapidement avec, mais sa bonne humeur ramenait toujours une bonne entente. Aléria était unique en son genre, sombrant souvent dans l'impulsivité des choses. Soit par des exclamations de joie ou de mépris, soit par des questions sans fin que vous deviez répondre pour ne pas laisser sa mauvaise humeur prendre le dessus. C'était un compagnie très agréable.

Que dire sur les sentiments désormais ? A notre première rencontre, je ne voyais en elle qu'une femme mystique, capable de parler et comprendre des animaux dont je ne comprends même pas leur façon de marcher. Au fur et à mesure que l'aventure c'est prolongée, elle est apparue aussi comme une femme ayant une volonté de fer, comme magicienne et aussi hardie qu'un paladin ou un guerrier. Elle a succombé, cette nouvelle m'attriste encore, la cicatrice ne pourra certainement jamais se refermer entièrement. A mes yeux, c'était une femme qui méritait et mérite encore le respect de chacun. Je l'appréciais énormément, et ne l'oublierais jamais.

Je garde d'elle les nombreuses images de sa personnalité. Mélangeant complexité, simplicité, joie et peine. Je garde en elle tout simplement son visage, car sa personnalité est unique, seul lui est capable d'en parler. Aucun mot, même des anciens langages, ne peuvent la décrire. »

Le mendiant caché
: « Hé hé, je vous vois venir Messire le Chercheur ... Oui, oui, j’ai bien entendu quelque chose comme cela ... la révélation que la druidesse ingénue et le fougueux paladin avaient un penchant l’un pour l’autre ? ... De mes propres oreilles je l’ai entendu dans sa propre bouche : "J'adorais ce jeune paladin. Il était pas encore assez réfléchi, mais pourrait le devenir avec un peu d’entraînement." »

Un rôdeur embusqué
« Elle a eu du courage, de se battre sans sortilèges et sans arme valable contre un redoutable prêtre protégé et armée jusqu’aux dents. Franchement ça impose le respect. »

Un autre rôdeur embusqué
« Moi je confirme qu’elle avait vraiment foi en la nature. C’était une pieuse femme, oui. Là-dessus y’a pas de lézard et Qafrer s’était pas trompé. Je l’ai entendue quand elle courait comme une dératée après un larron : « Déesse de la nature et de la vie, aide moi dans cette épreuve, montre-moi la bonne voie. »

Ehistor l’ensorceleur rebelle
« Alors là c'est trop fort! La pauvre, (Imitant d'une manière des plus ridicules la druide d'une voix de fausset), "Bouin, chef ces messieurs ont été méchants avec moi!". Ha ha ha... »

Parfait Flamme d’Or, Paladin de l'Ordre Radieux
« Un esprit clairvoyant, une fougue de jeunesse, une détermination que l’on trouve chez nos plus vaillants paladins. J’étais heureux et soulagé de savoir mes Enfants de la Lumière en compagnie de cette femme pleine de bon sens. C’est un très bon point pour les relations en l’Ordre Radieux et les Quatre Saisons. »

Aube du Clairon, destrière du Cœur Radieux. (Traduit de la langue équine par nos scribes)
« Une humaine légère, aux courbes dansantes, une assiette confortable et agréable, un maintien équilibré, un bon coup de talon, une voix discrète. Ce fut une agréable promenade. Hi hi ... Comme je l’ai un peu secouée au début, elle a essayé de m’amadouer : « Regarde moi jeune créature de la nature, Je vais te présenter a Tanith pour te montrer qu’elle n’est pas dangereuse pour toi. Tu es d’accord ? On va faire ça, et après on avisera. » C’était mignon. »

L'Ours, archidruide des Quatre Saisons
« J'ai entendu dire par une amie lynx qui l'a bien connue qu'elle serait passé par un monsatère et se serait délesté de tout son matériel pour contrebalancer un piège qui n'existait pas. Naïve, certes... mais une grande perte que cet exemple pour notre Ordre. »


  1. Le mot du Chercheur

La recherche se poursuit. Dame Aléria Tran avait de nombreuses connaissances de passage, mais les témoignages sont fractionnaires. La mort de la jeune femme reste clairement un mystère : retrouvée par une honnête famille de gnomes, qui l’a découvrit à l’aube dans le pré jouxtant leur maison, tout indique qu’elle s’est livrée à un duel à l’épée. Si le Maire de Frégui met ce meurtre odieux sur le compte du dragon qui sévit chaque nuit ou presque dans le village, le Chercheur attendra la résultat d’enquêtes plus sérieuses pour se prononcer sur le fin mot de cette fin.



  1. Derniers apports avant classement


Aléria Tran avait une sœur égarée pour toute famille. Cependant quelques personnalités de Valmarchand, ainsi que des anonymes, ont visité sa dernière demeure et prononcé leurs hommages.


Elle parlait à l'oreille des lynx ... mais ils ne la comprenaient pas.

Sam.


On dit que la naïveté se perd de nos jours, mais Aléria Tran, tout au long de sa courte vie, et jusque dans sa mort, nous prouve résolument le contraire. La constance de sa crédulité est une véritable leçon de foi pour nous tous.

Kiihkeä.


Heroneus nous a ouvert la même porte permettant de nous rencontrer. Mais nos desseins étaient différents, le tien était de quitter ce monde, sans secours possible. Pardonne mon absence et demeure en paix dans le monde des morts...

Julien Mîl.


Elle avait pris le chemin de la lumière ; à coup sur elle s'y est brûlée les doigts... en plus c'est plus crédible si c'est le dragon de Fregui le coupable, non?

Sekava Norgaard


Paix à son âme. Le Bombardon sera bien content de la retrouver (et qu'elle arrête d'embêter ses copains druides par la même occasion).

Calinours




2. La Nouvelle Constrie

2.1. L'Ordre des Faucheurs


L'Ordre des Faucheurs


Mis en place très tôt par le Culte de Nerul ; L'Ordre représente son bras armé, véritable clergé militaire leur place forte se trouve au cœur de la Cité de Drim-Ilh avec pour dirigeant direct le très célèbre et respecté : Aras Glem’hor membre des trois disciples originels. L'Ordre des Faucheurs est composé de plusieurs grands organes aux fonctions particulières.



Quartier général de l'Ordre des Faucheurs, vue de l'extérieur. Drim-Ilh


Les Chasseurs d'Âmes:


Ce groupe fonctionne dans le cadre d'opération de petites envergures et ou secrètes comme la recherche d'information, l'assassinat, la capture d'âme pour la Source. Les membres ont pour fonction principale d'assurer l'approvisionnement du puit de Nerul. Cette faction reste assez méconnue, la discrétion étant un des maîtres mots des Chasseurs. Leur rayon d'action est assez vaste, les chasseurs pouvant aussi bien opérer en milieu urbain au sein de sociétés commerciales par exemple qu'en pleine campagne sauvage à la recherche de l'âme d'une créature ou d'un renégat en fuite. Si certains membres rejettent ce choix, la majorité des chasseurs n'utilisent pas l'Art tant profane que divin pour assurer leur travail. Les techniques des armes silencieuses sont placées en tête dans le savoir inculqué aux membres. Il est rare d'être directement recruté par cet ordre, la plupart des promus venant souvent de l'ordre du "Fer de dieu". Il n'est pas question de parler ici de hiérarchie mais plutôt de spécialisation, même si l'ordre demeure stratifié.


Les Charmeurs d'Âme :


Plus spécialisées dans l'infiltration des grandes institutions administratives ou commerciales, et même parfois militaires, ces personnes sont chargées d'information et n'agissent pas souvent directement pouvant ainsi même après l'opération réussite, garder leur position influente. Le plus haut dirigeant aurait réussi à se hisser au sommet d'une des plus grandes compagnies marines de Drim-ilh : La compagnie marchande Draguevienne. Information manipulation et mystification, tels sont les trois piliers fondateurs des Charmeurs.


Les Danseurs de la nuit :




Véritables ombres, ces assassins se sont spécialisés dans les opérations en milieu urbain. Ils collaborent régulièrement avec les Charmeurs d'âme qui leur facilitent l'accès à leur proie. Ces personnes sont passées maître dans l'art du camouflage et de la discrétion. Un danseur de la nuit opère généralement seul, il est très rare qu'il agisse en équipe à moins bien sur qu'il y ait plusieurs proies réunies en un même lieu à capturer. Car c'est bien de capture dont il faut parler, ce sont des arracheurs d'âmes, qui transportent toujours avec eux une petite gourde, fiole, ou récipient maudit de Nerul. Ces contenants permettent de recueillir l'âme d'un mort afin de la transporter jusqu'à la Source.


Les Vents d'Est :




Ce sont des guerriers, des éclaireurs, ils peuvent être lâchés en plein territoire ennemi ou inconnu et y survivre durant plusieurs mois sans le moindre contact. Les Vents sont souvent utilisés comme avant-garde, pour découvrir de nouveaux foyers d'âmes. Il en traîne régulièrement dans l'Ouest de la forêt du Centre traquant les derniers elfes sauvages ou dans les plaines glacées du Nord. Ces chasseurs disposent eux aussi de gourdes d'âmes, qui peuvent néanmoins contenir bien plus que celles des Danseurs. Les Vents d'Est sont très solitaires, on dit qu'ils peuvent tout comme la source se nourrir en partie des âmes, que ce sont des tueurs au sang froid insensible. Ce sont les adeptes les plus proches spirituellement de Nerul, ils ne sont plus vraiment humains à ce qu'on dit.



Le Fer de dieu



Hall principal du quartier général de l'Ordre des Faucheurs


Il s'agit de l'ordre majeur des Faucheurs, il constitue l'armée du Nerul, la face visible du Culte. On y compte pour la plus part des hommes d'arme, quelques clercs adeptes de la magie divine de guerre, mais l'essentiel reste de la chair à canon. On dénombre actuellement un effectif global de onze milles lances. Archers, fantassins, spadassins, cavaliers, tous les arts du combat sont enseignés. Tout particulièrement la chevalerie, avec le développement de détachement de chevalerie légère et archère. Avec à leur tête Aras Glem’hor, cette armée assure la sécurité du royaume, tout particulièrement contre les invasions barbares du nord. Si chaque cité possède ses propres forces militaires, il est difficile de refuser la protection du Faucheur. Le Fer de dieu appuie sa ligne de conduite sur plusieurs piliers, base de ses enseignements qui font l'admiration de tous :


- L'Ordre :
Le maintien et le respect des règles établies sont des éléments primordiaux au sein d'un royaume. Ainsi tout manquement aux lois en vigueur est puni. Nul n'est sensé les ignorer, ainsi les hommes du Fer, se doivent de connaître et d'appliquer les législations des cités, sans pour autant dévier des principes fondateurs du culte.


- La Fidélité :
Valeur génitrice de cohésion, tout homme du Fer ne peut envisager de satisfaire pleinement à l'Ordre s'il n'est pas totalement dévoué au culte, s'il ne s'abandonne pas totalement à ses croyances. La victoire n'est possible que par l'union total du groupe, une confiance aveugle en lui, car chaque soldat en est une partie intime, il se doit de lui faire confiance et donc de se faire confiance.


- Le Respect :
Tout homme du Fer se doit de respecter son prochain. Un respect qui ne doit pas rester consacré qu'à l'Ordre, il le doit aussi au peuple, car c'est par et pour lui qu'il existe. Le Fer doit tenir une ligne de conduite exemplaire, il est la représentation directe du pouvoir du culte tant à l'extérieur du royaume qu'à l'intérieur.

On peut entrer facilement auprès du Fer de dieu, mais grimper dans la hiérarchie est une autre histoire. Les nouvelles recrues sont continuellement mises à l'épreuve, ils doivent faire foi de leur fidélité envers le culte et embrasser la religion du Faucheur sincèrement.
Le Fer est divisé en deux grands organes, le premier gérant la politique militaire extérieure du culte qui est lui-même divisé en deux sous groupes :


- L'Arc Vert du Grand Sud :
Conseil militaire des marches du Sud et de la forêt du Centre. Aujourd'hui il a perdu beaucoup d'intérêt pour le royaume, les elfes du Centre ayant été exterminés pour la plupart, les drows mis en esclavage, et les menaces des titans du sud s'étant elles aussi atténuées, il ne s'occupe plus que de missions de surveillance, de contrôle des terres. Tous les mois l'Arc se réunit et observe les grandes mesures à prendre, de nouveaux objectifs à atteindre en collaboration avec la noblesse locale. Il s'agit plus en fait d'assurer un développement des terres, même s'il demeure un programme de recherche et d'étude en collaboration avec le Recueil Salutaire.



Détachement militaire des forces de l'Arc Vert du Grand Sud au retour victorieux d'une expédition dans les îles Martiales.


- Le Conseil des Mines :
Il s'agit actuellement de l'organisme majeur du Fer, concentré sur la lutte contre l'envahisseur barbare. Les hauts dirigeants se réunissent toutes les semaines afin de discuter des politiques stratégiques à employer. Ce conseil agit en étroite collaboration avec les forces de la noblesse. Amilcar travailla lui aussi auprès des Mines même s'il était alors plus tourné sur les actions défensives de la Cité de Drim-Ilh.
L'objectif des Mines est clair, exterminer la menace nordique et établir une marche prospère en diffusant largement la parole du Culte. Pour atteindre cela, le conseil concentre lui-même cinq mille soldats. Il est à ce jour l'une des entités administratives militaires possédant le plus grand pouvoir guerrier du royaume. C'est d'ailleurs non sans une certaine régularité que les Mines reçoivent les plaintes de l'Arc face à l'inégale répartition et emploi des forces humaines.



Mage de guerre des Forces des Mines lançant une malédiction de Nerul lors de l'attaque du phare de Drim-ilh par des barbares


Le Conseil Supérieur Interne :
Ayant plutôt une fonction de gestion, ce conseil veille au respect des préceptes de Nerul dans le territoire initial. Il assure le bon fonctionnement du Recueil Salutaire en l'épaulant et règle avec énergie les problèmes d'insécurité des grandes villes. Présidé par Anilia seconde prêtresse de Nerul et résidente à Beth-Sile, c'est de diplomatie locale qu'il convient de parler, aussi bien avec les grands propriétaires qu'avec les grandes guildes du royaume de Constrie. L'unité administrative ne possède pas à proprement parler de force militaire de réserve pour agir directement, ses effectifs étant en continuel exercice. C'est sans doute ce qui le pénalise régulièrement notamment pour l'organisation d'opération de remise à l'ordre à l'intérieur du pays. Il n'est pas rare à partir de là d'observer avec quelle lenteur l'institution arrive à remédier aux petites incursions gobelines du sud. Mais, encore ici on rencontre des éternelles confrontations inter administratives, le Conseil Supérieur Interne, rappelant à l'ordre l'Arc qui, selon lui devrait s'acquitter de ce genre de problèmes, alors que l'Arc se plaint lui, du manque d'effectif militaire qui lui est attribué pendant que le Conseil des Mines en demande toujours plus justifiant ses exigences par la menace barbare.



Le Recueil Salutaire



Sanctuaire du Recueil Salutaire à Beth Sile


Le Recueil est la matérialisation de la croyance du Nerul, son sanctuaire principal se situe dans les ruines de Beth-Sile et l'un des ses ordres est basé sur l'île des Mortes brumes à l'ouest de la cité. Il s'agit de l'institution cléricale responsable de la diffusion du culte au travers des populations. L'instruction étant un des piliers du développement du royaume, le Recueil Salutaire à réussit facilement à se faire une place dans le système éducatif de nouvelle Constrie édifiant de nombreux temples à la fonction formatrice et endoctrinante. Il se doit aussi d'encadrer religieusement l'espace constrien par la distribution spatiale de temples, sanctuaires, autels tous dédiés à Nerul.



L'ordre de la Pérennité :


Les disciples de la Pérennité sont rassemblés à Aahron-Ilh, ils servent directement le premier prêtre de Nerul. Ils côtoient régulièrement le puit de puissance et veillent à la sécurité de celui-ci. Ces servants ont aussi la fonction de gérer la prison de la forteresse. Ils ne sont au final qu'un petit nombre de disciples, mais grande est leur fidélité envers le dieu. Ils ne sortent pour ainsi dire jamais du sanctuaire ou de la forteresse, beaucoup d'entre eux ne sont plus vraiment humains. Il n'en reste pas moins de terrifiants prêtres puissants directement leur pouvoir à la source, jamais quiconque ne pu s'infiltrer dans le sanctuaire férocement gardé. Ils sont le dernier rempart du culte.



L'ordre Servant :


C'est sans doute l'ordre qui compte le plus important effectif du Recueil Salutaire, ces prêtres veillent à la diffusion et instruction du culte de Nerul. On voit couramment des hommes de cette ordination tant dans les grandes villes que dans les petites bourgades. Ils occupent des places très diverses au coeur de la société: professeur, guérisseur, conseiller, guides,... des disciples vont ainsi diffuser la bonne parole par delà le royaume, et s'occupent de la gestion des principaux temples des cités constriennes. Ces prêtres sont directement en rapport avec les citoyens, ils sont un peu la façade du culte.


L'ordre Avenant



Cité fortifiée de l'Ordre Avenant.


Basé à l'extrême Ouest du continent, sur la grande île d'Emeride, La petite place forte de l'Ordre Avenant se dresse fièrement comme un pond fortifié entre deux falaises. Le site possède sa propre flotte qui se résume à quelques navires d'expéditions. Le site est très difficile d'accès, et c'est l'une des raisons de l'installation de cette petite ville en ces lieux. Alchimie, théologie, magie divine, technologie, sciences,... nombreuses sont les matières d'études en cette université religieuse. C'est là-bas que se concentrent les disciples de Nerul ayant pour objectif le développement des savoirs du royaume. Cet établissement est en vive concurrence avec l'alliance de la Rune d'Azur. Les étudiants sont sélectionnés avec rigueur et minutie, car seul l'élite est destinée à y travailler. Edifier par l'architecte géographe de talent Amilcar, l'Ordre vie en totale autarcie, elle possède sa propre armée, une législation spécifique. Ainsi l'expression "citoyen avenant" apparaît tout naturellement, avec les toutes connotations élitistes qu'elle sous entend. Peu nombreux sont les Avenants à quitter la cité fortifiée, ayant tous ce dont ils ont besoin sur place pour mener leur travaux. Néanmoins les habitants de la ville, sont traités avec beaucoup d'égare lorsqu'ils quittent leur demeure. L'Ordre capitalise de nombreuses inventions, objets magiques dont la très peu connue et incomplète collections des recueils d'Amilcar, série d'ouvrages profanes aux sortilèges étranges de l'art du géographe. Nul ne sait combien il existe de tel livres, mais l'un des objectifs du culte est de compiler tous ces écrits. Avec le "Chant des Saisons", 6ème tome, il paraît possible d'in fluer sur les conditions météorologique, ou encore le 10ème intitulé "Chant des Pas" qui permet à son détenteur de localiser n'importe qui ou que ce soit du moment que l'on connaît son nom, il est aisé de saisir l'intérêt existant pour les oeuvres. Beaucoup de gens donneraient tout ce qu'ils possèdent pour entrer en possession de ces ouvrages, il en existerait aussi un qui listerait tous les écrits d'Amilcar, mais il aurait été perdu il y a longtemps par l'auteur.

2.2. L'Alliance de la Rune d'Azur




Cercle supérieur, l'alliance est l'une des rares associations à avoir perduré au-delà de la prise du pouvoir de Nerull. Ce groupement de hauts profanes, a su s'adapter face au nouveau pouvoir. Il s'agit en fait d'hommes et de femmes, pratiquant l'Art au plus au niveau, ce sont généralement de puissants thaumaturges, théurges mystiques et archimages. Ils ont quitté la capitale constrienne pour s'établir à Drim-ill lors de sa construction. Cette organisation a d'ailleurs beaucoup contribué à l'élaboration de la cité naissante. L'alliance de la Rune d'Azur, n'a pas à proprement parler de dirigeants, il est plus juste de parler de communauté même si celle-ci connue quelques leaders. Cette association de très petite taille, n'a pas de véritable poids politique ou religieux ce qui explique sans doute aussi pourquoi elle a survécu aux grandes purges lancées par les disciples de Nerull. Les membres de l'Alliance ont pour objectifs l'accumulation des savoirs supérieurs, la découverte d'êtres magiques, et la recherche de la jeunesse éternelle. Il n'existe pas de domaines ou de magies de prédilections, toutes les voies sont ouvertes et explorées, c'est pourquoi ils sont à la fois craints et respectés en même temps. Il est possible de rejoindre ce petit cercle par l'apport d'un savoir supérieur, ou par une prestation profane ou divine époustouflante. Les candidats et ils sont peu nombreux, passent devant un jury composé de trois membres de l'Alliance et subissent l'évaluation.
Les membres se réunissent tous les mois au sein de la cité marchande, et il est exceptionnel de pouvoir retrouver l'association au complet. Une des préoccupations de l'Alliance est la prévention, et ce notamment dans les événements majeurs comme les catastrophes naturelles ou menaces extérieurs, il cherchent à maintenir un certain équilibre mais n'agissent que très rarement préférant rester neutre. Un état d'esprit particulier, base de la Communauté.

2.3. Destinée morcelée


Les Fils d'Amilcar


"Amilcar, d'aucun ne peut ignorer cet illustre personnage, technicien de génie, penseur novateur mais négligé par beaucoup, il aurait pu nous apporter tant de choses, oui, sans doute même trop. C'est peut être pourquoi il nous a quitté, il s'en est aller explorer l'un des derniers mondes ou plutôt espaces, comme il se plaisait à dire, inconnu de tous. Celui qui aura tant contribué à la construction du royaume de Constrie s'est éteint, il est mort, emportant avec lui une soif de savoir croissante et infinie. Nous nous souviendrons et n'oublierons pas ses paroles : « Même de l'autre coté il doit y avoir des choses à visiter, explorer, connaître. On ne peut vivre dans un univers si complexe pour que la non vie soit si simple, c’est pourquoi mes amis, si vous rencontrez la mort ne désespérez point, ils doivent forcément avoir besoin de nous là-bas. » Oui, le géographe n’avait crainte de la mort, elle ne représentait pour lui qu’un autre monde destiné à l’exploration par chacun d’entre nous. Amilcar n'avait pas de dieu en qui croire, il s'était promis de revenir des morts pour nous narrer ces découvertes. Esprit malade ? Non, personne n’osera avancer telle chose,, souvenez vous la vieille prédiction de la prêtresse Anilia : « Cet homme est capable de tout... » Alors ne soyons pas trop prompt à critique, il est l'être le plus surprenant qui existe en cette terre.
Si Amilcar nous laisse, il nous lègue un héritage immense mes amis, des travaux d'une superbe inégalée, de véritables œuvres d'arts et de complexités. C'est à nous que revient à présent la lourde tache de gérer au mieux tous ces trésors, nous le devons en son nom.
Amilcar, ta vie apporta tant, toi qui contribuas à la victoire contre les dernières tribus elfiques, toi qui nous permis de comprendre les titanesques dieux du Sud. Il y a tant à apprendre de tes travaux, de ton héritage, c’est indéniable. Nous te regretterons toi, qui aurait pu nous guider, mais préférant toujours l’errance, ton nom ne sera pas oublié, nous, représentant de l'Alliance de la Rune d'Azur, en faisons le serment.
Comme tu le souhaitais, Amilcar, ton corps sera livré au sein des espaces planaires, j’espère que tu trouveras enfin le repos, toi qui connu maintes souffrances dans le monde des vivants. Nul ne peut savoir quelles douleurs tu as pu connaître lors de tes voyages et ce, même si ton apparence nous permet d’appréhender ce lourd passé. Nous espérons profondément qu'à présent, ton âme ne soit plus tourmentée. Adieu, fils des eaux, ton nom sera pour l'éternité gravé en ce sanctuaire."


Il en était ainsi du dernier écrit d'Amilcar, aucune autre production ne fut plus réalisée après la disparition du Géographe. Son corps fut comme promis abandonné au travers des dimensions. L'Alliance avait perdu un de ses meilleurs éléments.
Le profane, emporté par la maladie, n'avait pas cherché à se soigner, il s'était éteint le sourire aux lèvres, tranquillement dans son lit de demeure. C'est ce que disait ses médecins, incapables face à l'étrange et inconnue maladie. Amilcar disait vouloir visiter le monde dont on ne revient pas, il croyait en la destiné, c'est sans doute pourquoi il n'a pas souhaiter chercher de remède. Certain dise qu'il en avait assez de vivre, d’autre encore que tout ceci n'était qu'une imposture...
Au grand dam des Trois de Nerull, son âme ne fut pas offerte à la source. N'étant pas croyant, il était impensable de convertir une telle personnalité. Le jour de son enterrement encore que le mot ne convient pas tout à fait, une minute de silence fut observée dans toutes les grandes écoles et administrations du royaume. On dit même qu' Alhmosé se retint de ses éruptions intempestives quotidiennes.


Le Seigneur Amilcar


L'art d'Amilcar


De famille modeste, on ne sait que peu de chose de l'enfance du personnage. Son père était simple scribe au tribunal de Beth-Sile, et Amilcar avait pu bénéficié par chance d’une éducation irrégulière mais néanmoins sérieuse. Dès son enfance le jeune garçon était déjà intéressé par la géographie, la première carte qu'il aurait eu sous les yeux représentait les grandes routes maritimes de la nouvelle Constrie. Curieusement l'enfant s'étonna du manque flagrant d'information concernant les terres émergées, et dès lors, aurait exprimé son désir cartographique.
Le jeune garçon n'a pas fait de grandes études, destiné à devenir conseiller maritime, il quitta bien vite le foyer familial accompagné de cette soif de découverte qui ne le quitta plus jusqu'à sa mort. Il voyagea beaucoup le long des côtes de Constrie, surtout vers le Nord. Dans ses pérégrinations il rencontrait des gens de tout bord, ce qui lui permis sans doute de se forger un esprit propre, réfléchi. La lience avec l'art profane n’eut lieu pour lui que bien plus tard, ce fut tout d'abord une grande déception, si l'accès aux savoirs basiques était plus ou moins possible du fait de son statut social, l'approfondissement lui était impossible, et ce, aussi bien par manque de moyens financiers que de part son rang.
Amilcar abandonna peu après son travail, sa famille. Il était persuadé de pouvoir réussir dans le domaine de l'Art. Il partit en voyage par les terres en direction du Nord Est du royaume de nouvelle Constrie. Le futur géographe, s'il ne pouvait accéder au savoir connu, décida de trouver un autre chemin pour parvenir à ses fins. Il pensa qu'il lui fallait lui-même créer son propre domaine de l'Art, les autres lui étant partiellement fermés. Il voulait imaginer, générer une nouvelle forme, manipulation de la magie, pour cela il choisit de s'isoler pour se lancer dans sa création.
On ne sait ce qu'il advint d’Amilcar, mais 21 ans plus tard, alors âgé de 37 ans le fabuleux inventeur revint en Constrie. Il avait changé du tout au tout, et atteint son objectif : un nouveau savoir était né, une forme de manipulation des arcanes toute particulière que le géographe s’empressa de démontrer à l'Alliance de la Rune d'Azur, qui l’accepta rapidement en son sein. Peu de choses ont filtré sur la magie d'Amilcar, l'Alliance gardant, même après la mort du géographe, au secret la quasi-totalité de ses créations. Amilcar, dans sa jeunesse rêvait d'inventer un Art qu'il pourrait diffuser pour tous, que personne ne puisse plus rencontrer les barrières qui l'avaient détourné, bridé de ses ambitions. Mais il est aisé d’oublier ses idéaux lorsque ce que l'on possède fait l'objet de convoitises et de la jalousie d'autrui, on se rend compte alors de l’importance de ce que l'on a. Ainsi, Amilcar ne voulut plus partager son savoir à quiconque, selon lui, les conséquences en auraient été désastreuses, il était le seul capable de maîtriser sa magie, si particulière.
Les seules manifestations de l'art amilcarien en public furent liées à l'édification de la Cité de Drim-ilh. On raconte que le géographe, de quelques tours de mains, dressait des plans architecturaux aussi complexes que parfaits. A partir d'un patron sur parchemin, il créa le phare de l'Aube, actuellement toujours débout malgré les nombreuses incursions barbares. Les invincibles murailles de la cité auraient aussi été édifiées en une nuit ! La création-construction par l'Art, l'un des piliers fondateurs des théories d’Amilcar.
Le curieux personnage se spécialisa vite dans les sciences géographiques multipliant voyages tant marins que terrestres. Il se perfectionna dans les sciences cartographiques travaillant directement avec L'Alliance, ce fut sa période de grande coopération.
Ensuite, vint la destruction, second pilier, Amilcar changea de vision, il souhaitait créer un sortilège capable de rayer littéralement un ennemi potentiel de la carte et ce, sans causer de dommages alentours. Il fallait se débarrasser uniquement du problème sans toucher au reste, d’un coup ! La destruction contrôlée, parfaite. Les elfes sauvages de la forêt du Centre furent un terrain d’essais remarquable, ce fut aussi pour Amilcar, l'occasion de travailler en collaboration avec les Trois de Nerul.
Si l'adaptation de l'art amilcarien à la destruction s'avéra un succès effroyable pour les elfes, le Magicien, n'en fut pas moins violement ébranlé psychologiquement. Pour la première fois, il comprit quelle puissance il avait entre les mains. Il comprenait l'enjeu qu’il représentait à présent. Les pressions se multipliant tant au niveau de l’Alliance que des autres guildes pour la transmission de son savoir, Amilcar décida alors de fuir, quittant pour la seconde fois la Constrie, il partit pour le Sud, à la recherche de nouveaux horizons. Cette fois-ci il n’avait pas de but précis, il voulait simplement mettre le plus d’écart entre lui et les autres.

Ainsi disparu Amilcar, ennuyé des Hommes, il ne voulait plus de leur compagnie, ne pensant plus rien avoir à apprendre d'eux, il s'enfonça dans les profondeurs du Sud inconnu, au delà des terres des Titans qu'il ne rencontra pas cette fois-ci d’ailleurs. Il tomba peu à peu dans l’oubli, du souvenir il devint une légende et on ne réentendra son nom que 45 années plus tard. On ne pu rien découvrir de son exode dans le sud. On pense qu'il aurait développé là-bas le troisième et dernier pilier de l’amilcarisme, qu'il serait parvenu au paroxysme de son Art.

2.4. Confessions d'un prêtre de Nerul

Mémoire d'outre Mort


J'ai beau chercher, cela fait maintenant bien longtemps que je n'avais pas écrit, c'est une activité reposante pour cette vieille enveloppe. Durant toute ma vie et ma mort j'ai beaucoup étudié, avec succès bien souvent, j'ai aussi connu des échecs mais cela ne m'a jamais abattu, je pense même que cela m'a permis d'en ressortir plus fort. Aujourd'hui plus que jamais notre royaume est au sommet de sa puissances. Malgré les incursions barbares du nord, je peux presque dire que mon cœur est en joie, étonnante ironie vu son état...
La source se porte bien, mais je ne sais pas, j'ai l’impression qu'il nous manque quelque chose, que notre vaste plan a omis un ou plusieurs éléments. Cette question me hante jour après jour. Les titans ne représentent pas vraiment une menace pour nous, ils n'ont cure de notre royaume. Mes doutes devraient se tourner vers mes paires ? Je ne sais pas, Anilah ne sort plus de Beth-Sil et remplit son rôle à merveille manipulant tout ces pauvres mortels attachés à leurs noms. Pendant ce temps Aras assure l'approvisionnement régulier de la source, il est indéniable d'affirmer que nous ne nous sommes jamais compris lui et moi, il est beaucoup plus près du peuple et pourtant il est disciple de Nerul tout comme moi. C'est un homme bien étrange, peut-être arriverait-il là où j'ai échoué avec les Titans ? Non il est trop occupé avec ces maudits nordiques...
Si je suis fatigué maintenant ce doit être ce corps qui ne parvient plus à me maintenir pleinement. Il faudra sans doute encore changer... Peut être est-ce ça aussi ? Je perds mon individualité avec toutes ces transmutations, je vais au delà de tout ce qu'auront pu connaître mes semblables...
Lorsque j'observe notre travail, l'oeuvre que nous avons bâti, ensemble, une grande fierté envahit tous mes sens. A nous trois nous sommes parvenus à mettre en place un royaume parfait, équilibré et tout entier dédié à notre dieu, Nerul. Ce fut difficile et long je l'avoue, mais les résultats sont là, Drim-ilh bien qu'inachevée semble réussir là où Beth-Sil a échoué centralisant un pouvoir économique croissant. Toute la nouvelle Constrie est sous son aura. L'ancienne capitale n'en n'a pas pour autant perdu de sa beauté, certes l'éruption fut une catastrophe pour la cité, mais elle garde toute sa beauté, époustouflante, mystérieuse ! Ah qu'il est agréable l'hiver venu, de se perdre au cœur du labyrinthe que constitue la vieille ville. Je n'oublierai pas, Beth-Sil est la plus belle cité au monde ! Aaron-ilh est bien triste, j'aurais du refuser lorsque nous nous sommes répartis les terres, les drows ne comprennent pas nos objectifs, ma vision du monde, ils sont trop différents de nous, de moi. Il me font bien souffrir mais nous les materons, ils sont les responsables de tant de souffrances, c'est ce que nous devons en retenir, ils font partis de la base du problème. Heureusement ces bardes venus de la foret du Centre m'offrent des services inespérés, leurs capacités sont grandes même si j’ai bien eu du mal avec certains ils sont en général dociles.
C'est curieux plus j'écris et plus je comprends, au travers de notre domination, nous nous sommes toujours retrouvés face à des ennemis qui n'avaient de cesse de vouloir notre perte. Je sais maintenant que notre œuvre n'est pas achevée, oui il doit exister plus loin d'autres peuples qui viendront vers nous avec ces mêmes intentions hostiles ! Il y eut tout d'abord les elfes sauvages, puis les barbares sans parler des titans et des pirates du Sud. Qu'y a-t-il au-delà de la forêt du Centre ? Un monde différent du notre qui verra en nous l'éternelle menace, je ne veux pas y penser, et pourtant, oui il doit exister. Qu'est donc devenue notre vieille rivale, Valmarchand? Mais nous serons prêt, je m'en fais la promesse et pour cela je dois m'assurer que notre règne demeure et croit en force et en puissance. Nerul est de notre coté, il est l'inspiration et nous sommes ses architectes.
Tout mon esprit semble s'être consumé, j'atteins des sommets, peut-être cela viendrait il de cette ancienne rencontre, oui il y a fort longtemps ; il allait entouré de brumes, je m'en souviens comme si c'était hier. Et je l'ai cherché pendant longtemps, cette créature infernale, combien de vies ai-je sacrifié en son nom ? J'ai entendu sa voix dans mon esprit, il est, j’en suis convaincu une source incommensurable de magie. Il m'arrive encore de le revoir en rêve lors de mes moments d'égarement, il faudrait lui aussi l'avoir de notre coté, même si j'ai l'impression que ses objectifs sont loin de toute compréhension humaine... Mais je ne suis plus un Homme, je percerai le mystère qui l'entoure comme je ne permettrai pas que quiconque nous nuise j'en fait le serment !



Marvin Kulkuugthth, Prima de Nerul

2.5. Extrait d'un journal de barde

(Journal tenu par Jim de la Blague, maître barde de la Cité de Valmarchand)


Errance d'un maître :




Jour d’évasion de l'année 1302 :

J'avais enfin réussit à quitter cette maudite prison, ah ! Ils n'étaient pas nés ceux qui pourraient me garder enfermé. Il me faut à présent me faire oublier, la guilde ne doit pas souffrir de mes actes. De toutes façon ils l'avaient bien mérité, satanée garnison, la prochaine fois c’est la garnison en entier que je repeindrai !
Il me faut de toute façon partir, j'écris ces lignes du village Fregui mais la garde risque de venir me chercher jusqu'ici. Les villageois sont douteux envers moi, ils me prennent pour un vagabond et je dois avoir l’air d’un voleur. Il me faut me rendre à la forêt du Centre, là-bas je ne risquerais rien et les contacts de Fleen o'marv seront utiles

3e jour de l'année 1302 après mon évasion :

Cela fait deux jours que je marche sur les routes de la Vallée Sil-mhöl, le paysage est vraiment monotone, je commence à avoir un peu de mal à avancé, je n'ai pas pu prendre beaucoup de vivre en partant de Fregui. Je suis convaincu que je ne risque plus de tomber sur des soldats de la Cité, ils ne viendront jamais jusqu'ici, ils ont d’autres choses à faire. Mon groupe va sans doute être dissout, c'est même sur, sans moi ils ne sont pas grand-chose. Mais je reviendrai et ils verront alors il n'y aura pas que des murs peints...

4e jour de l'année 1302 après mon évasion :

Je comprends maintenant pourquoi j'ai toujours voyagé en groupe, la solitude n'est vraiment pas mon truc vivement que j'arrive à la passe d’Eyol. Les elfes là bas ne pourront que m'aider après tout je suis Jim de la blague, ils ne peuvent que me connaître. La terre est de plus en plus sèche et le couvert végétal se dégarnit peu à peu étrange...

5e jour de l'année 1302 après mon évasion :

Aaaaah ! Je me suis planté j'en était sur, je suis entré dans la mauvaise vallée. Me voici sur les prémices du désert de Taos. Ah maudit soit ce sens de l'orientation qui me fait défaut. Bon je n'ai pas le choix il me faut continuer, je n'ai pas assez de nourriture pour retourner en arrière. Il existe peut être une chance pour moi, il parait qu'il existe des peuplades nomades sur ces terres, elles m'aideront à coup sur.

6e jour de l'année 1302 après mon évasion :

C'est sur, cette fois-ci je suis bien dans le désert de Taos, par chance je suis tombé sur une oasis et j'ai pu remplir ma gourde. Je vais faire une pause quelques temps ici, il se peut que je croise ces nomades. J'apprécie bien cet endroit, il fait chaud, mais l'humidité des sources apporte une certaine fraîcheur. Les espèces végétales sont aussi toutes particulières...

8e jour de l'année 1302 après mon évasion :

J'ai rencontrer un halfelin qui se dit magicien, il est arrivé ici par téléportation selon lui. C'est vrai que je ne discerne pas de moyens de transport qui aurait pu lui permettre d'arriver ici. Il n'y a bien que moi pour arriver ici à pied. Le magicien porte le nom de Soprahki il me propose de tenter de nous téléporter dans la ville la plus proche, j'accepte.

9e jour de l'année 1302 après mon évasion :

Ah la peste soit de ce magicien et de ces sorts fantoches. Il m'a téléporté c'est sur. Mais je me suis retrouver en plein milieu de ce qui ressemble à des lands. J'étais à peine remis de mon voyage que des gobelins me sont tombés dessus. Les pauvres qu'est ce qu'ils ont morflé. Saloperie de gobelin je me rappelle encore le dernier dont j’ai brisé la tête. M