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V) Mythes et Contes de Lidas1. Le Père des RôdeursAcacio est un Rôdeur qui depuis tous temps arpente les monts et les vallées, les forêts et les bords de lacs, les hautes montagnes et les gouffres sombres, les marais et les champs. Cet elfe solitaire est épris de tous les êtres vivants. Son coeur est plus pur que la lumière du jour et son entière existence se consacre à aider autrui puis à disparaître quand sa mission est achevée.
Acacio est un elfe d'environ 2500 ans, sauvage. Ses traits lui donnent une apparence de grand lutin. Sa peau est légèrement verte clair, ses yeux sont dorés et sa chevelure soyeuse est d'un blanc de nacre. Ses oreilles pointues sont longues de dix centimètres. Héritier des elfes sauvages d'avant la Colonisation, il a donc un physique aussi atypique qu'impressionnant. Acacio a développé de grandes facultés au cours de sa longue errance, et cela est en lien avec son souhait d'aider les autres. Il possède un pouvoir surnaturel d'apaisement supérieur des émotions. Pour rassurer et mettre en confiance les malheureux qu'il veut aider, il prend l'apparence physique de ce que la personne souhaite voir. Ainsi Acacio a trouvé de nombreux orphelins abandonnés à eux-mêmes dans les forêts. Chaque fois il apparaissait à leurs yeux tantôt comme un vieil ermite à la longue barbe, tantôt comme un svelte archer solitaire, tantôt comme un homme bourru et large d'épaules. C'est ainsi qu'Acacio a élevé dans toutes les forêts du continent des dizaines d'humains, d'elfes ou de n'importe qu'elle autre race. Acacio a fait d'eux des apprentis de la survie au grand air. Nul sur cette terre ne connaît maintenant sa véritable apparence, ni ne sait qu'il est le formateur de tous les adeptes de la nature. Ses nombreux disciples pensent tous avoir eu un maître différent là où ils avaient tous le même. Le seul point commun est qu'ils sont tous partis suivre leur propre route en sachant qu'ils ne le reverraient jamais. Mais qu'arriverait-il à un de ces jeunes gens qui voudrait retrouver la trace de son Maître ? Sans doute n'y parviendrait-il jamais, car même s'il devait se trouver à nouveau devant Acacio, sans doute le verrait-il autrement. Car l'apparence qui rassure un enfant n'est pas la même pour un adulte. Acacio n'a pas de forêt d'attache, il suit le vent, recueille les orphelins dans les forêts sombres ou dans les villages calcinés. Il délivre ceux qui sont à la merci des bêtes sauvages et guide ceux qui se perdent. Acacio a autant de noms et de visages que de disciples, Acacio est le Père des Rôdeurs, le Maître Unique, le Berger Multiple ... Et il attend celui ou celle qui le verra sous son vrai jour et l'appellera par son vrai nom.
2. Le Mystère du Charcolugthth!Il fut un temps ou nombre de choses apparurent, pures, perverties, bonnes ou mauvaises ; oui elles étaient multitudes. Certaines dotées de vie d’autres non, elles agissaient de leur gré parfois, sur le monde, ayant par moment des conséquences imprévisibles et considérables sans même le savoir. Beaucoup de ces êtres, artefacts, légendes ont été oubliés, voir même perdus à jamais. Le cycle du temps continue de jouer son rôle et permet à cet ensemble chaotique de perdurer, d’évoluer. Toutes les races peuplant ce monde subissent et agissent sur leur univers et ce plus souvent par égoïsme que pour l’intérêt commun du Tout. Chose aisément compréhensible du fait de la complexité de cet univers qui échappe en sa globalité à ces insignifiantes créatures. Mais dans les profondeurs du monde, il existe des entités aux pouvoirs aussi incommensurables que puissants qui sont restées intactes! On ne sait à vrai dire que très peu de choses d’elles, n’ayant été évoquées dans les grands textes tant historiques que religieux, que très exceptionnellement et marginalisées. De ces êtres mythiques nous ne savons qu’une chose ; ils n’ont que faire de nous. Leur conception de l’existence nous dépasse complètement et les chances de pouvoir rencontrer un tel être ne sont même pas envisageable, et pourtant, oui pourtant, ces demi-dieux de la bonne fortune existent. Telvin Oligar vénérable scribe fit partie de ces élus, c’est sur son témoignage que nous nous baserons pour parler du mythique Charcolugthth ! Ni dieu ni démon cet être supérieur semble être un des Edras errant au plus proche de notre monde.
Les Edras, ainsi nous nommerons ces êtres, « Ed » issu du Nurien « Edhi » signifiant la Terre en commun. Il s'agit bien entendu du vieux langage Nurien aussi appelé Numien n'Thros encore parlé par les tribus de l'Est du désert de Taos. Edhi étant un raccourci de la véritable dénomination Edhistoh Minalh, exprimant mot pour mot la Terre nourricière ou aussi la Terre créatrice. Certains chercheurs ont développé aussi l'hypothèse d'une traduction à la "Terre destructrice" et donc à la divinité des Numien n'Thros, Keerhyoh, entité représentante de la mort et de la fin de tout, mais cette idée reste très marginale. Si toutefois elle s'avérait exacte ne pourrait-on pas penser que tout comme la Charcolugthth, Keerhyoh serait elle aussi une Edras? Cette dénomination est choisie du fait que c'est dans ces contrées que remontent les premiers témoignages liés aux Edras (Keerhyoh elle-même peut être?). La provenance du "ras" est un peu plus complexe. Sans doute évoqué par les elfes de la forêt du Centre du temps où ils occupaient celle-ci, "Ras" signifie primairement, "force", "puissance" et dans l'ancien elfique, "Troisième force". Chose curieuse ce terme n'était pas vraiment employé à l'époque, les elfes optaient plutôt pour le "Ra" définissant une chose forte, résistante mais lorsque l'on creuse plus loin dans l'histoire du mot, celui-ci serait en lien avec l'expression "Serthin". Ce terme ancien et quasiment oublié de tous signifierait le blocage, ou le sceau. Mis mot à mot la définition d'Edras par ce vieux langage elfique donnerait RaSerthin, force scellée, puissance bloquée. Cette définition est assez difficile à cerner d'autant plus que lorsque l'on envisage de mettre en commun Ed et Ras, on obtient: la Terre créatrice puissante et scellée. Encore une fois il ne faut pas oublier qu'il s'agit ici d'une définition plus ou moins conventionnelle et qu'il existe beaucoup d'autres interprétations. Nous verrons donc le terme Edras comme la définition à une entité puissante au sens physique et psychique du terme, liée à la Terre et quelque part sans doute bridée mais ce dernier point reste à éclaircir.
On ne sait combien sont les Edras, actuellement nous ne connaissons et c'est beaucoup dire, que l'être répondant au nom du Charcolugthth. Il aurait été perçu par quelques rares témoins dont Telvin Oligar. L'existence de Keerhyoh n'étant pas une priorité pour les chercheurs de l'ordre des gardiens du savoir occulte, ils se sont concentrés sur le Charcolugthth. A première vue on peut se demander d’où provient cette dénomination étrange, mais contrairement à ce que l'on pourrait croire ce terme est la seule chose que nous sommes persuadés de connaître chez cet Eldras. En effet les trois témoins interrogés peu après leur "rencontre" avec l'entité ont tous prononcé ces mots: "Il allait entouré de la brume, c'était lui, le Charcolugthth!" Elément particulièrement intéressant, nous permettant d'une part d'affirmer ou non les témoignages, mais aussi nous pouvons déjà en déduire que l'Eldras peut communiquer et ce par la pensé! On ne sait pas grand chose de la mystérieuse brume, et toute les suppositions sont ouvertes magiques ou naturelles. 3. La Légende du Nous
Introduction : Le Nous serait déjà apparu dans les visions des plus grands prophètes de ce monde, tel Olas Deznavar qui prédit sept cents années plus tôt la chute du dragon Taos, et son apparition serait synonyme de grand changements dans tout le monde connu, ce qui s’étendrait bien au-delà du continent de Lidas. Après une longue étude, d’aucuns prétendent que le Nous pourrait être une créature bien supérieure à toutes celles peuplant la surface et les profondeurs de Toril, un Edras (pour l’étymologie de ce nom, consultez les travaux de mon confrère qui a mené une recherche très poussée sur le sujet dans Le mystère du Charcolugthth). Quoi qu’il en soit, le Nous est une de ces créatures mythiques qui n’ont pas fini de passionner les hommes et de remettre en question leur vision du monde et de ses lois. Origines : Le Nous, animal de légende, comparable au Charcolugthth en divers points, est une créature des plus mystérieuses qui aurait fait son apparition aux alentours de l’an –1500 avant la chute de Taos, d’après le journal du mage Rossué qui concorde avec ceux de ses compagnons de route. L’animal était décrit comme : « Une espèce de poule au cou allongé et au plumage bien plus noble : noir et le bout de ailes blanc. Cet animal était des plus rapides et même le druide du groupe avoua ne jamais avoir vu un animal tel. » Naturellement, un tel animal intrigua énormément les spécialistes de l’étude des animaux magiques, qu’ils soient druides, mages de renom ou grands sages. Cependant aucune preuve de l’existence de cette créature de légende n’a été trouvé jusqu’à notre ère. Mais naturellement, de nombreux écrits ou paroles rapportées l’évoquent. De nombreuses personnes, prophètes ou fous, prétendent avoir rencontré l’animal, mais leurs descriptions se contredisent les unes les autres et aucun élément prouvé et avéré n’a encore été ajouté au débat autour du mythe du Nous. Selon le journal de Soleth Boidépines, un des compagnons de route du mage Rossué, le Nous « irradiait d’une puissance telle que l’œil et l’esprit en devenaient meurtris au seul regard porté sur l’animal. Il ne semblait comprendre aucune langue, qu’elle soit des hommes, des bêtes ou des arbres, à moins que son indifférence envers les êtres de ce monde soit telle qu’il n’aurait daigné faire montre de sa compréhension de nos paroles. » La seule information fiable que nous avons au sujet du Nous est son cri caractéristique, audible des créatures humanoïdes présentes à ce moment-là et dont la retranscription en langage commun pourrait être « Nous ! » ce qui a donné son nom à la créature. En effet c’est un élément récurrent dans tous les journaux des éclaireurs du continent de Lidas qui eurent le privilège d’être en présence de cet animal, ou du moins est-ce ce que laisse sous-entendre leurs écrits. Très peu de détails sont donnés sur comment le Nous se retrouva là et comment il disparut subitement, car plus aucune référence n’est faite sur l’animal à partir d’un certain point. Le journal de Rossué évoque la possibilité que la créature ait pu être attiré lorsque « l’énergie magique que je canalisais en vint à m’échapper et qu’un trop plein de flux planaire s’envola dans les airs ». Ces détails, bien que peu représentatifs, sont la seule piste que nous ayons à ce jour sur les motivations du Nous à apparaître en présence des hommes. De là, de nombreuses hypothèses ont été émises sur le lien que l’on peut faire entre le Nous et des entités originelles telles que le Charcolugthth. Ainsi, Kwyxil Oraden a fondé toute une réflexion sur l’éventualité que le Nous et l’Yvkain pourraient être une seule et unique créature. Yvkain peut être décomposé en Yv et Kain. Yv, en Nurien, signifie plan ou dimension et Kain pourrait provenir de Ukain qui signifie Maître, ou alors de Kainaos, Nurien de voyageur céleste. Bien que ça ne soient là que des extrapolations autour d’un mythe encore plus ancien que le Nous ou même le Charcolugthth lui-même, en mettant en relation cette hypothèse avec l’extrait du journal de Rossué concernant le contexte d’apparition de la créature, on voit clairement la relation de cause à conséquence qui lie l’énergie volatile à l’arrivée du Nous. Cependant, le fait que le mage Rossué n’était alors à cette époque que peu apte à canaliser une grande énergie magique ne permet pas à cette théorie d’être complètement fiable. Un autre élément très intéressant est l’état d’euphorie général dans lequel se trouvèrent les compagnons d’armes de Rossué à l’apparition du Nous telle qu’il le décrit dans son journal : « Un à un, nous imitâmes tous l’animal en poussant son cri, et lorsque je ressentis au fond de mon être également cette envie, mon corps répondit sans réfléchir et je me trouvai moi aussi à subir cet effet bien étrange » Il n’est pas encore possible, de nos jours, de déterminer encore si le Nous est réellement une entité présente dans notre monde ou simplement une créature qui n’aura fait qu’une seule apparition sur la surface de Toril. Bien que la théorie ne soit pas démontrée, une chose est sûre : le Nous a une réelle puissance, tangible par les quelques qui ont pu le rencontrer. Le mystère reste, la légende s’intensifie. 4. Les Disparus du CentreRapport de la 3eme division, dirigée par le chef de troupe Billy Srippin Mission : Reconnaissance en la Forêt du Centre et Recherche d'informations sur les activités vivantes. Equipe : Billy Srippin, Chef de troupe de la Garnison Mahrin Olinoi, Eclaireur du Cercle des bardes George Bramh, Archer d'élite de la Garnison Poloch Grivoit, Prêtre de Pélor Alester Fyvralk, Soldat porté volontaire de la Garnison Expédition initiée par le Commandant Vilien de la Frapé. Nous voici enfin à l'orée de la grande Forêt du Centre, longue fut notre route, mais le plus difficile commence à partir d'ici. Notre éclaireur semble de plus en plus impatient dans la réalisation de son travail, il ne cesse de nous compter des histoires de plus en plus farfelues sur cette vaste forêt. Bramh et Fyvralk ont sympathisé, en fait, au fur et à mesure que nous nous rapprochions de notre objectif, leurs relations se sont améliorées, sans doute la solidarité humaine face au danger… Nous en sommes tous conscients, cette mission ne sera pas simple, trouver des traces de vie développée pourrait s'annoncer aussi sûr que dangereux. Il est donc nécessaire qu'il y ait une véritable cohésion au sein de notre expédition. Ce soir nous camperons aux abords de la Forêt, et nous partirons demain à l'aube. Grivoit installe tout autour du camp d'étranges cailloux griffonnés qui selon lui assureront notre protection durant la nuit. Ces prêtres sont très prévoyants, même si je ne vois pas comment des simples pierres pourront nous protéger, sans doute y a-t-il de la magie divine là dedans. Nous décidons de ne pas trop nous attarder, après avoir organisé les tours de garde, nous nous couchons, la journée de demain sera rude ! Enfin je peux parcourir ces verts et luxuriants espaces, c'est vrai qu'il ne fut pas facile de se faire sélectionner, mais il ne fait maintenant aucun doute que je suis l'homme de la situation. Aaah, il y a tant de mystères qui foisonnent en ces lieux ! Bon, mes camarades ne sont pas des êtres des plus joyeux, surtout ce Srippin, Commandant aux grands airs, qui a pris la direction de l'équipe, peuh! En tant qu'éclaireur, j'aurais très bien pu remplir ses fonctions… Cela fait maintenant deux jours que nous sommes entrés, pour le moment je leur fais suivre un vieux sentier menant à la passe Eyol, une fois là-bas il me faudra me débrouiller par mes propres moyens, que ça va être palpitant !!! Une fois dans ces ruines nous y camperons sans doute, le prêtre y sèmera encore pleins de cailloux explosifs, alala, quel intérêt au campement si on est surprotégé… Bon si je n’ai pas vraiment la cote avec le Pélorin et notre « rigoureux » chef de voyage, mes compétences récitales sont très appréciées par nos deux soldats, à peine faisons nous une pause qu'ils me supplient de leur compter une de mes innombrables quêtes, ah c'est la rançon du succès. Nous quittons les ruines d'Eyol, ce site nous dévoila quelques informations sur le peuplement de la forêt. Il semblerait que des elfes aient autrefois occupé l'espace. Eyol était, selon moi, un avant-poste fortifié. Nombreux sont les vieux remparts et il n'y a pas grandes traces d'habitations, mais il faut dire aussi que la végétation a envahi une majeure partie de la passe. Il m'est donc difficile d'évaluer l'importance de ce site. En tous cas il n'y a toujours aucune piste sur l'appartenance religieuse des habitants, ni même d'eux. Selon notre chef de troupe Srippin, ce site aurait été victime non pas d'un abandon mais d’une attaque qui aurait décimé toute la ville. Je suis très sceptique sur ses déductions, il n'y a pas de restes de guerre et Scrippin n'appuie ses dires uniquement que sur la forme des ruines. Demain nous repartirons, plus loin dans la forêt. Si notre éclaireur, Mahrin Olinoi a su nous guider à la perfection j'émets quelques doutes sur ses réelles compétences, j'espère me tromper. S'il fait défaut, que l'Etincelant nous guide. On est enfin tombé sur du concret, du brut, ça faisait depuis le début du voyage que j'attendais ça ! On devait être pas loin de midi, enfin je crois. Et là, comme de rien ils nous sont tombés dessus, des guerriers fourmis, de taille humaine ! On n'a pas eu trop problèmes avec eux, ils étaient tout de même une bonne dizaine, mais le chef de troupe a fait preuve de sang froid, un grand homme, ça oui. Quelques blessés légers mais heureusement ce bon prêtre de Pélor a résolu ce problème rapidement ! J'étais content de moi, en deux trois coups j’en ai fendue une en deux, je me sens enfin utile. George semble un peu tendu en ce moment, mais je m'entends de mieux en mieux avec lui, ce type n'est pas aussi arrogant que ça finalement. Rien à faire je suis convaincu que quelque chose nous observe, rien à voir avec les Formiens de midi, il ou elle est beaucoup plus discret et ne fait que nous observer. Je n'en ai parlé à personne, si je me trompais, on ne sait jamais… Cette nuit, ça a recommencé, une fois encore, j'étais de garde et cet espion s'est encore rapproché du campement, j'ai décoché une flèche, peine perdue il avait filé. J'en parlerai aux autres demain, il n' y a plus de doute possible, nous sommes suivis, mais qui, pourquoi, depuis quand ? Toutes ces questions ne font que me trotter dans la tête. Et si, il s'agissait de l'un de ses mystérieux habitants de la Forêt du Centre ? Si c'est moi qui les découvre, je n'ose y penser. Cela fait bien deux jours après l’attaque de ces repoussantes et immondes créatures formiennes ! Je suis un peu déçu, cette forêt n'est pas si attrayante que cela, elle à l'air désespéramment vide ! J'ai trouvé un semblant de sentier, je me demande bien où il nous mènera, Bramh nous a fait part de ses impressions sur l'environnement alentour, il y aurait apparemment un rôdeur, qui nous observe. Peuh, je n'en crois rien, s'il y a avait quelque chose, je suis sûr que je l'aurais vu, je ne suis pas éclaireur pour rien ! Bon les choses se précisent le sentier s'est amélioré, on a même trouvé des traces de civilisations, de l'elfique, à n'en point douter! Le pélorien passe pas mal de temps à observer le moindre caillou elfique, des fois je me demande si ce type n'a pas un problème ! Ah, j'ai aussi tenté d'escalader un arbre pour essayer de nous localiser en observer notre entourage, sans grand succès, je ne pensais pas que c'était si difficile de pratiquer ce genre d'activité. Plus de doute possible, on se rapproche de ce qui doit être une cité elfique, les runes que j'ai analysé sur les différentes sculptures l'indiquent clairement, d'autant plus que le sentier que nous avons emprunté se dessine de mieux en mieux. Nous arriverons prochainement, d'ici ce soir peut-être. Le chef de troupe Scrippin, porte une attention toute particulière à mes travaux, notre éclaireur faisant quelque peu défaut, je fais référence à la prestation échouée mais non moins burlesque de la tentative d'escalade de notre éclaireur, je dois être un des rares éléments capable de nous faire avancer. Il s'avère de plus en plus que la présence du soldat Alester Fyvralk n'est motivée qu'uniquement par une volonté de jouer de l'épée, ce qui n'est pas totalement un mal. Celui qui m'inquiète le plus c'est l'archer Bramh, il a l'air nerveux et à tout moment sur ses gardes. Il faudra que je m'entretienne avec lui. C'est une grande avancée pour notre expédition, nous sommes à présent sur les lieux d'une antique cité elfique, nous chercherons à l'explorer demain. Nous allons camper dans les ruines de ce qui devait être les anciennes portes de la ville. Poloch semble de plus en plus désireux de visiter les lieux, accompagné dans son enthousiasme par notre éclaireur amuseur. Alester, mon soldat, prépare ses armes avec une extrême rigueur, comme s'il allait partir en guerre, c'est un bon soldat, je suis fier qu'il ait été choisi, à n'en point douter c'est un homme de grand courage. La nuit devrait bien se passer, j'hésite tout de même à donner un tour de garde à notre archer d'élite, il m'a l'air fatigué, peut-être est-il malade ? Poloch l'a pourtant examiné. Il est tout de même étrange que nous n’ayons rencontré personne, mis à part quelques fourmis géantes et autres bêtes sauvages. Bramh, a disparu cette nuit, le Commandant et Poloch ne savent que penser, mais moi je sais de quoi il retourne, il s'est fait enlever et sans doute tuer. J'ai hâte de trouver le responsable, ce qu'il nous manquait est enfin là, un adversaire ! Je sens que je vais enfin pouvoir me lâcher un peu. Après un long moment de discussion, nous décidons, d'explorer les ruines, et d'y chercher des traces de notre compagnon. Je ferais équipe avec notre éclaireur, le Commandant et Poloch iront de leur coté. Nous nous retrouverons à midi aux portes. Je ne sais que penser de la disparition de notre archer, il avait l’air un peu tendu en ce moment, le mal du pays peu être, en tout cas il aurait pu prévenir avant de partir sans rien dire. Bon, ça fait maintenant un petit moment que l'on marche avec Alester et rien que des cailloux et autres ruines envahies par les plantes. Cela l'ennuie autant que moi, je le vois bien, en plus le ciel s'obscurcit, il va pleuvoir, heureusement j'ai de quoi prévenir de cette humide averse, un vieux sortilège nordique de protection de la pluie. Je me demande si notre chef de troupe et le pélorien ont trouvé quelque chose ? Par chance nous arrivons sur une ancienne place avec en son centre une fontaine à moitié éclatée par le temps, il y coule encore de l'eau qui se répand sur la place mousseuse et forme un petit cours d'eau. On va pouvoir remplir nos gourdes. ********************************************************** C'était époustouflant ! Je n'ai jamais vu de ma vie un pareil adversaire ! Alors que nous remplissions nos gourdes à la fontaine, il est apparu comme ça, sans rien dire. Il a chargé telle une bête sur nous, armé de deux longues lames, j'ai juste eu le temps de m'interposer entre lui et Mahrin, qui, sans moi, aurait perdu la tête sans doute. Je l’ai repoussé et, à mon grand désespoir, notre duel ne dura qu'un temps trop court. A peine avions nous échangé quelques coups qu'il s'enfuit dans la forêt. Je voulus le rattraper mais Mahrin m'en dissuada, il voulait que l'on rejoigne les autres. Quel dommage, mais il avait raison, on ne savait jamais. L'éclaireur fut très étonné de notre rencontre, il m'analysa mon adversaire comme une sorte d'elfe bestial à l'agilité incroyable et paré de fourrures et autres ornements primitifs. Un elfe ? Après tout pourquoi pas ? Nous étions dans les restes d'une ville de cette même race. Nous sommes revenus sans avoir trouvé la moindre trace concrète de vie, Poloch a souhaité rester un peu plus longtemps pour analyser les ruines de ce qu'il pense être un temple. Pour ma part je suis retourné à notre lieu de rendez-vous pour retrouver l'éclaireur Mahrin et Alester. Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu'ils m’annonçaient avoir rencontré un être vivant. Son agressivité n'était pas très arrangeante dans notre travail, mais il était peut-être possible de le retrouver. Nous décidons de suite de retourner auprès de Poloch pour lui faire part de notre découverte, il ne fait aucun doute qu'il en sera très intéressé. Quelle découverte horrifiante ! Alors que nous arrivions là où le Commandant avait laissé notre pélorien à son travail, nous le retrouvâmes taillé en pièces ! Beurck, j'ai bien faillit en vomir. Le Commandant, plus que jamais semblait désemparé, Alester était sans voix. Notre dirigeant examina avec précautions les restes de notre compagnon. Mis à part la violence avec laquelle notre ami avait été mis en charpies, rien de bien original, ah si : on ne retrouva aucun signe religieux sur lui, chose bizarre pour un prêtre. Peut être était-ce son agresseur qui lui avait subtilisé ? Mmmm… je n'aimais pas la tournure que prenait notre expédition. George avait disparu, puis maintenant Poloch… A la nuit tombée, notre ancien compagnon avait sa sépulture. Nous nous sommes alors établis dans les restes d’une vieille maison délabrée. Je pense que demain nous tenterons de rentrer, notre objectif est désormais compromis, enfin j'espère, pas envie de moisir ici, moi. C'est sûr, c'est ce sauvage qui a massacré Poloch, j'en suis persuadé ! Les autres dorment à présent. J'ai plusieurs fois été alerté par quelques bruits à l'extérieur, mais je dois me faire des idées. Alors que j'écris à mon tour le rapport, je me demande si on va s'en sortir, quelle mort écoeurante, il n'a même pas eut le temps de brandir son arme. Et puis il y a eu aussi ce… (L'écriture se fait plus grossière comme si les écrits avaient été réalisés hâtivement) … une musique!!! un instrument à corde! Je vais aller voir, il faut que je sache, George avait un truc dans le même genre…
C'est avec stupeur que je constatai à mon réveil la disparition d'Alester, il restait néanmoins ses sacs, fait pour le moins très étrange. La situation empire, nous ne sommes plus que deux. Nous avons cherché aux alentours mais rien, pas la moindre trace de lui. J'hésitais encore hier, mais aujourd'hui il est clair qu'il nous faut partir, notre expédition est un échec, enfin pas tout à fait, il existe bien une forme de vie dans cette forêt, mais elle est loin d'être celle que nous imaginions. Mahrin fut assez surpris lorsqu'il parcourut la dernière partie du rapport écrite par Alester, celle-ci abordant un énigmatique instrument de musique. J'aimerai prendre du temps pour retrouver notre compagnon, mais les risques sont trop grands. Nous chercherons tout de même un peu pendant la matinée, mais j'ai peu d'espoir de retrouver le soldat Alester. C'est bon on a rien trouvé d'Alester, et nous avons repris la route, pas fâchés d'enfin rentrer à Valmarchand, cet endroit est vraiment trop stressant pour moi ! Nous faisons une courte halte vers midi dans une petite clairière, le temps est humide, la pluie menace constamment, manquerait plus que ça! Le Commandant et moi restons sur nos gardes au moindre bruit, ces elfes sauvages me mettent les nerfs, oui, vivement que l'on quitte cette forêt ! (A partir d'ici, l'écriture change totalement, l'encre aussi, passant du noir au mauve sombre. L'écrivain a, semble-t-il changé…)
Ameth, Vent d'Est n°153 de la cité d’Aaron-Tilh
Mission : A la recherche de matière première Et bien, ils m'en auront donné du mal ces imbéciles, mais quelles prises, surtout ce prêtre là, quelle âme ça va être un régal… C'est tout de même étrange cette manie de tout écrire ? Qui pouvaient être ces gars là ? Enfin bon je vais sans doute ramener ce joli cahier à Mortrag, dire que j'étais seulement venu pour trouver quelques elfes, qu'est-ce que je rigole ! Bon c'est vrai aussi que j'en ai eu que deux sur cinq, faut dire que les deux derniers sont tombés bêtement sur un régiment formien en patrouille, ils sont trop nuls, ah les imbéciles! J'ai même pas pu récupérer leurs âmes ! Ce qui m'inquiète le plus, c’est l'autre là le guerrier fort qui s'était battu avec l'elfe, je me demande où il a bien pu passer… Bon, c'est pas tout ça mais il faut que je rentre, ma gourde est pleine et ce cahier commence à m'ennuyer, Pfff… allez je le laisse là, je vais être trop chargé sinon… Ecrit par Sharasque, le 22/12/2006 à 19:24 |
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